Yang 24 – notes B

(Travail commencé le 10 novembre 2008).

the waist is the commander of the body
(Yang, Cheng-Fu)

Le quyên des 24 images,,c’est la la forme de Pékin, une séquence de 24 figures

èr shí shì tài quán


taï-chi-chuan
, 24 figures

èr

简化太极拳

shí shì jiǎn-huà tàiquán
t
aï-chi-chuan simplifié, 24 figures

La séquence de Pékin, dite forme de Pékin, est un enchaînement de mouvements de taijiquan (taï-chi-ch’uan) qui comporte 24 figures, toutes de style Yang.
Cette séquence a été créée en Chine en 1956 ; elle est pratiquée partout dans le monde. Chez nous, à l’école du roseau, son nom, c’est le quyên des 24 images.

Yang ( 杨 ) est un nom de famille. La signification de ce nom, c’est : peuplier. C’est celui des maîtres Yang, Lü-Chan (1799–1872) et de son petit-fils, Yáng, Chéng-fǔ (1883–1936). On leur doit le taï-chi-chuan (太极拳 – taijiquan) de style Yang (杨式 – Yáng shì).

En allemand, « la forme de Pékin » se dit « die Peking-Form » et c’est « eine Kurzform mit 24 Bildern », en français : « une séquence courte, de 24 figures » (traduction correcte), « une forme courte avec 24 images » (traduction mot à mot). Les professeurs de l’école du roseau sont français et allemands et, dans l’école, la forme de Pékin nous vient d’Allemagne. C’est probablement de cette traduction approximative que vient le nom de « quyên des 24 images « que nous donnons, au sein de l’école des roseaux, à la forme de Pékin. Et de même, une séquence de 9 figures à l’éventail, nous l’appelons le « quyên des 9 images ».

Ssur le site internet de l’académie rhénane de tai-chi (http://www.iptaichi.de), on trouvera les noms des 24 figures en allemand à l’article < die 24er Kurzform / Pekingform > de la rubrique < Taichichuan / neue Formen >. Ils sont bons et meilleurs que ce que l’on trouve généralement sur l’internet en anglais ou en français. Le découpage de la séquence en 24 figures diffère de celui-ci après mais il s’agit bien de la même séquence.

Le texte chinois ci-après est une synthèse des meilleurs textes disponibles. C’est la facilité à rendre en français le nom d’une figure, et sa signification martiale possible (y compris en prenant en considération l’enchaînement avec la figure suivante) qui a guidé l’édition du présent texte chinois. Il comporte les noms des figures en chinois mandarin, avec deux graphies (celle dite traditionnelle et celle dite simplifiée), la translittération en pinyin et la transcription phonétique EFEO (Ecole française de l’Extrême-Orient) ou supposée telle, ainsi qu’une transcription probable en sino-vietnamien et une traduction française inédite,  établie par moi-même, le webmestre de ce portail. Je me suis servi des meilleurs dictionnaires (dont le grand Ricci chinois-français de la bibliothèque de Paris-Beaubourg et le dictionnaire internet chinois-anglais de la télévision de Hong-Kong). Dresser la liste des noms des figures en vietnamien et en établir une traduction en français pourrait constituer une phase ultérieure du travail.

J’ai mentionné pour chaque figure la direction principale du regard, à l’instar de ce que fait une école de Taïpeh (cf.: http://www.taichi37.org/601-1.htm).

DOCUMENT DE TRAVAIL :

0
préparation
yù bèi shì
yü pei che
dự bị thức à 12 h
mot à mot :

预 [yu4] = beforehand – in advance – to advance – to prepare

备[bei4] = get ready – to prepare – to provide or equip

预备 [yu4] [bei4] = preparation – preparatory – to make ready – to prepare势 [shi4] = conditions – gesture – influence – male genitals – momentum

tandis que :
式 [shi4] = form – pattern – style – type

1
起势 début
起勢
qǐ shì
ts’i che
khởi thức à midi
Litt.: un mouvement (shi4) consistant à se lever puis à entreprendre (qi3) [l’exécution de la séquence].
2
野马分鬃 le cheval sauvage scinde sa crinière
野馬分鬃
yĕ mă fēn zōng
ye ma fen tsong
dã mã phân tông — à 9 h
Variantes :
mandarin – graphie dite simplifiée : 左右野马分鬃 (zuŏ yòu yĕ mă fēn zōng)
mandarin – graphie dite traditionnelle : 左右野馬分鬃 (tso yeou ye ma fen tsong)
sino-vietnamien. : tả hữu dã mã phân tônglitt.: gauche-droite sauvage cheval scinder crinière
[feng1 = fendre, disjoindre, désunir, scinder ; séparer ; diviser ; partager ; rejeter ]
1./ L’expression 左右 (zuo you) signifie littéralement « gauche, droite » mais elle  a pris un sens idiomatique, quelque chose comme « alternativement ». Le mouvement s’effectue d’un côté, puis de l’autre – ce qui représente un cycle -, et ainsi de suite ; le nombre de cycles n’est pas précisé et le dernier cycle peut être incomplet ; le mouvement ne commence pas nécessairement à gauche, il peut commencer à droite. Dans le cas de cette figure-ci, on effectue le mouvement à gauche, puis à droite, puis de nouveau à gauche.
2./ Le chinois ne précise pas de quelle crinière il s’agit. Le français, lui, a besoin de préciser que c’est sur sa propre crinière que le cheval agit. D’où le pronom possessif explicité dans le français.
3./L’essentiel du mouvement est une vive rotation des hanches, d’1/4 tour environ. Cette impulsion fait partir les bras, l’un dans un sens, l’autre dans l’autre. On conduit ensuite le bras avant pour que la main avant frappe l’adversaire au flanc, sous l’aisselle, au cou ou au visage. Le bras arrière équilibre.
4./ Possibilité de saisie du bras de l’adversaire, qu’on effectue ou non au préalable cet atemi, puis clé.
5./ Déraciner l’adversaire pour le déséquilibrer et le faire tomber est un autre mouvement, le vol oblique.
3
白鹤亮翅 la grue blanche fait voir ses ailes
白鶴
bái hè liàng chì
pai hö leang tch’e
bạch hạc lượng / xí — idem
Litt.: blanche grue montrer ailes

« La grue blanche déploie ses ailes » est la traduction usuelle. Mais, selon les dictionnaires consultés, « déployer » se traduit par un autre verbe. Comment dire autrement ? 亮 est à la fois un adjectif dont le sens est « clair, brillant » mais aussi un verbe qui signifie « révéler, montrer, faire briller ». Faire voir (tu vas voir ce que tu vas voir !) pourrait être préféré à « montrer ».

4
搂膝 empaumer genou ; pas pivoté [*]
膝拗步
lŏu xī ăo bù
leou si ao pou
lâu tất ảo bộ — idem
左右搂膝拗步
左右摟膝拗步
左右 (zuŏ yòu, tso yeou, tả hữu) est pris cette fois encore dans un sens idiomatique que je ne sais pas traduire en français d’une façon concise, élégante et précise ; dans ce cas-ci, on exécute le mouvement successivement à gauche, puis à droite et enfin à gauche.

Le Texan Richard Sears (http://www.chinesetymology.org) dit :

English Senses For (英文): lou2
to drag / to pull / to drag away / lou1 to hold up / to tuck up / to squeeze or extort ( money, etc. ) / to gather up / to collect / to rake together

English Senses For (英文): lou3
to hold in the arms / to embrace / to hug

Enserrer ? Ici : empaumer. [SOUS TOUTES RESERVES]

Pour maître J., haut gradé en jiu-jitsu et en taï-chi disciple de Chen Man Ch’in, l’effleurement du genou n’est que le résultat du passage de la main devant le genou, voire à un niveau supérieur à celui-ci et consistant à dégager sur le côté quelque chose qui attaque le ventre ou la cuisse. Pour un autre professeur, un professeur de taï-chi du style Wu (qui, simplifions, est un sous-style du style Yang), c’est le genou de de l’autre, que de sa paume on va repousser sur le côté.

Maître Yang, Jwing-Ming montre qu’on peut monter le genou dans le creux de la main, puis s’aider de celle-ci pour repousser sa propre jambe en appuyant avec la paume sur le bas du fémur. Pourquoi « enserrer » ? C’est presque ce même « lou3 » qui est utilisé pour dire une resserre à vins, autrement dit un cellier ou une cave, mot qui par extension de sens désigne le lieu d’à côté cette resserre, où beaucoup de gens peuvent venir boire ces vins et manger, autrement dit : un restaurant. Enserrer de ses bras – umarmen (en allemand) – c’est ainsi que fait la maman qui tient son enfant pour le consoler, qui l’a tenu pour l’allaiter aussi – la position est un peu différente ; umarmen – entourer de ses bras -, c’est littéralement embrasser, d’où on passe à enlacer et à étreindre. En taï-chi, l’enserrement du genou , on le voit souvent seulement esquissé par un simple effleurement, une caresse unique, la main étant à quelque distance du genou. Il n’y a pas de brossage, ce qui supposerait un mouvement de va-et-vient (puisque c’est généralement le cas quand on brosse, sauf en ping-pong quand on dit qu’on brosse la balle pour lui conférer une certaine rotation sur elle-même). Un autre sens, c’est de pousser de la paume l’intérieur du genou de l’adversaire – par exemple avec ma main gauche son genou droit. Alors, dans ce cas, on comprend bien qu’il va y avoir une rotation du buste qui va préparer le mouvement de l’autre main, la droite, celle qui va pousser l’adversaire déraciné par la main gauche et le faire tomber. On peut remarquer enfin que repousser de la paume le genou de l’autre peut suivre un coup du tranchant du pied donné sur ce même genou ou à proximité de celui-ci. Voilà pour lou xi. Ce sera donc empaumer genoux. Au pluriel ! Traduction inédite. Mais possible puisqu’en chinois les mots ont la même forme au singulier et au pluriel.  Passons maintenant à ao pu.

Ao bu, c’est un pas dont l’intention est de casser par excès de flexion ; c’est aussi un pas singulier parce que le mouvement de hanches fait attaquer le bras qui est opposé à la  jambe avancée. Ao (ào) a pour sens « casser par excès de flexion », mais aussi « défier », « désobéir ». Le même caractère (拗) se lit aussi niù et signifie « têtu », « désobéissant » ; c’est probablement le mouvement du bassin qui explique qu’en anglais la 2ème partie du mouvement s’appelle twist step . La montée de la jambe jusqu’à placer le genou dans le creux de la main, est illustrée par Maître Yang, Jwing-Ming dans plusieurs de ses livres. Le pas brisant qui suit lou xi déracine l’adversaire. Ensuite, on le pousse pour le faire tomber. Cette fois encore le mouvement part du bassin.

Le ao3 utilisé par Yang-Cheng-Fu dans le livre de 1936 (bénis soient ceux qui l’ont scanné et mis gracieusement sur l’internet à la disposition du public) est celui-ci :

Le dico chine nouvelle le donne comme étant un adjectif et une variante de celui-ci : 

— qui, quand il se prononce ao3 veut dire « irrégulier » ; et qui peut aussi se prononcer ao1 avec le sens de « désobéir » et niu4 avec le sens de « têtu » –.

Cf.

http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html?dico=%E6%8A%9D

et

http://www.chine-nouvelle.com/outils/sinogrammes.html?q=%E6%8B%97

Le Texan Richard Sears (http://www.chineseetymology.org) renvoie au site chinois http://www.zdic.net qui donne les 3 prononciations ao3, ao1 et niu4 (on peut les entendre !), mais guère plus.

On trouve aussi dans le dictionnaire Chine nouvelle que quand il se prononce ao1 (āo) peut être un substantif (un nom) qui a le sens de « bois courbé » et est un mot de la langue littéraire.

Ici comme « ao  » précède « bu » et que ces deux mots à eux seuls forment une unité de sens, « ao » est adjectif, « bu » étant un nom.

Aussi, pour traduire « ao bu  » on pourrait penser à « pas irrégulier », « pas inverse », « pas singulier » mais ce n’est pas convaincant. En anglais, 2 expressions simples équivalent à 2 sens de « ao bu  » : 1)  » cross step » parce que c’est avec la main arrière qu’on pousse l’adversaire après avoir fait un pas en avant ; 2)  » twist step » à cause de la rotation du bassin au moment de cette avancée – et que c’est d’elle que part toute la force [cf. ce que j’ai mis en exergue de l’article Yang24 :  » the waist is the commander of the body« . A ce jour – 10 novembre 2012 -, la recherche de la meilleure expression française n’est donc pas encore terminée !

[*] Pivoté : c’est le bassin qui pivote de 45° (l’aile iilaque AR pivote vers l’AV). Rotation des épaules, éventuellement, ensuite, de 45 autres degrés dans le même sens. Une fois que le pied AV a touché terre (après lou xi), les deux pieds restent fixent au sol pendant la phase ao bu du mouvement.

5
手挥琵琶 jouer du p’ip’a
手揮琵琶
shŏu huī pí pá
cheou houei p’i-p’a
thủ huy tỳ bà — idem
huī = v. 1. agiter, brandir ; 2. diriger (==> conduire ==> faire aller). Le p’ip’a est un luth vertical (cf.: http://www.youthyear.com/cg/yy-cg23.htm ). Connaissant le mouvement, nous retiendrons le sens 2, d’où cette traduction littérale : = les mains font aller le p’ip’a (c’est-à-dire font aller de la musique en se servant du p’ip’a). Autrement dit : jouer du p’ip’a.
6
撵猴 à reculons, repousser le singe
dăo niăn hóu
dào niǎn hóu
đảo niệm hầu — idem
dào = marcher en arrière (placé en tête de phrase ==> au vu du sens de ce mot, indique une circonstance ==> = en marchant en arrière ==> = à reculons) ; niǎn = to expel, to oust ; hóu = monkey.

variante prosaïque, 100% vocabulaire technique, pas poétique du tout : à reculons, rotation des bras

(右 \ 左 \ 右 = droite, gauche, droite – du nom du bras qui termine chaque partie du mouvement par une poussée de la paume vers l’avant).

 

左右倒 (trad.) = zuŏ yòu dào zhuăn gōng
左右倒 (simpl.1)
= zuŏ yòu dào zhuăn gōng
左右倒 (simpl.2)
= zuŏ yòu dào juǎn gōng
左右倒卷 (simpl.3)
= zuŏ yòu dào juǎn gōng

= = zhuǎn
1. tourner / retourner
2. transmettre
1./ to convey / to forward (mail) / to transfer / to turn / to shift ;
2./ to revolve / to turn / to circle about / to walk about / classifier for turns: revs / classifier for repeated actions

= = juǎn
to roll (up) / to sweep up / to carry on / roll

rouler, enrouler ; enlever. – n.: rouleau
être contraint par la force (littéraire)

source : http://www.mdbg.net/chindict/chindict.php?page=worddict&wdrst=1&wdqb=%E6%8D%B2

7
左揽雀尾 saisir la queue de l’oiseau, à gauche
左攬
zuŏ lăn què wĕ (peng, lu, ji, an)
tso lan ts’iue we
chuyển thân ; tả lãm tước vĩ (bằng, , , án) — idem
L’indication « tourner le corps » (chuyển thân) de la leçon sino-vietnamienne, entre les figures 7 et 8, c’est un 1/2 tour.
Si on le considère comme faisant partie de la figure 8, celle-ci n’est plus l’exacte symétrique de la 7.
Cette leçon est judicieuse. Et nous la retiendrons : nous ajoutons zhuan chen devant le nom de la figure 8, modifiant ainsi le nom fourni par nos 2 sources de référence, et ce par souci pédagogique, pour une meilleure concordance du nom de la figure et des mouvements à réaliser pour son exécution.Précisons de quel genre d’oiseau il s’agit. En chinois, le mot què est un élément formant des noms vernaculaires de nombre de passereaux (tels que le moineau, le pinson, la mésange, la bergeronnette, l’alouette) mais il s’applique aussi à des oiseaux plus gros et qui ne sont pas des Passériformes : le corbeau, la pie, l’épervier (ou le faucon – il faudrait vérifier), le paon. Il s’agira donc d’un oiseau de petite taille ou de taille moyenne. Mais pas d’un grand oiseau comme sont l’aigle ou le flamant. Voici des oiseaux qui ne sont pas des què : la grue, le phénix, l’aigle, le canard mandarin, l’hirondelle. A l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas si tous les oiseaux sont des niao ou certains seulement. Ici, le petit oiseau, c’est l’adversaire, et la queue de cet oiseau que l’on va prestement et habilement saisir pour la tirer et d’un mouvement de hanches entraîner l’adversaire vers le bas et l’arrière et le faire tomber, c’est son bras.
8
右揽雀尾 saisir la queue de l’oiseau, à droite
右攬雀
zhuan chen yòu lăn què wĕi
zhuan chen yeou lan ts’iue wei
hữu lãm tước vĩ (bằng, lý, tê, án) — à 3 h
< bằng, lý, tê, án > est le nom des 4 parties de la figure lãm tước (ou épelé v y tilde au lieu de v i tilde ?).
9
单鞭 un coup de fouet
單鞭
ān biān
tien pien
đơn tiên — à 9 h
鞭 =
1./ tout instrument servant à fouetter : fouet, martinet, cravache, badine… (en anglais : whip) ;
2./ baguette (de chef d’orchestre) ;
2./ coup de fouet (en anglais : whip, également ; mais aussi lash) ;
3./ fouetter, flageller, cravacher, cingler…
Sur les fouets, voir cette note encyclopédique, en anglais : http://www.answers.com/topic/whip单= unique, simple (par opposition à double ; a fortiori par opposition à plusieurs).

Cette leçon de maitre Jean-Jacques Galinier
(vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=9eRZaSsyVnU&feature=related )
m’a fait comprendre que la bonne traduction de biān (pien) n’est pas fouet mais coup de fouet
et que dān (tien) est mis pour insister sur le singulier
(en effet, en chinois, les mots ont même forme au singulier et au pluriel ;
il faut donc bien préciser le singulier d’une manière ou d’une autre, quand on en a besoin).

La traduction à laquelle j’avais pensé tout d’abord, fouet (fait) d’une seule pièce – tel que le bull whip ou le snake whip, termes nord-américains qui n’ont pas d’équivalent en français (j’ai pensé un moment à « une cingle », doublet de « une sangle » et ayant même étymologie latine, cingula, n.f., qui a donné cingle,n.m., qui a le sens de méandre entre des rochers – on connaît ceux de la Dordogne à Montfort et à Trémola), cette traduction est l’une de images à laquelle peut faire penser le mouvement, mais ne doit pas être retenue.

Simple fouet non plus, parce que ça ne veut rien dire.

J’ai pensé à « armer un coup de fouet » et il y a de cela dans le mouvement du bras droit, qu’on élève en formant de la main droite un bec de grue, si on fait le mouvement à gauche, et qui s’appelle à gauche car au final on pousse de la main gauche.

La vidéo de J.J. Galinier insiste sur le double mouvement de pivot du bassin, à droite, puis à gauche, dans ce cas que nous venons de prendre pour exemple.

Est-ce à dire qu’on a le même mouvement que dans ye ma fen zong (le cheval sauvage désunit sa crinière) ? Non, parce que dans dan bian, on fait pivoter le bassin dans un sens, puis dans l’autre. Et parce qu’on ne dirige pas le mouvement des bras de la même façon, une fois qu’on leur a donné, depuis le bassin, un impulsion

Une fois de plus, ici, on applique le 1er commentaire du 3ème principe de Yang, Cheng-Fu (détendre la taille) : the waist is the commander of the body.

Si on est entraîné à la pratique du taiji et qu’on a acquis sur le tas – la pratique est la seule méthode efficace – l’art de ressentir la circulation du qi, alors on le send partir vers la main droite si on tourne le bassin vers la droite et qu’on lève la main droite  vers l’arrière. La formation du bec de grue, on va la réaliser en pliant sèchement le poignet droit. Symboliquement, ainsi, on place un panneau de sens interdit ou d’impasse devant le qi. Le poignet qi repart de l’autre côté, revient vers le ventre et prend son virage dans le haut du ventre et repart dans le bras libre, détendu, qui s’étend et pousse. (Sortie de force possible mais pas obligatoire : à contrôler ; s’exercer).

En allemand, le fouet, c’est Petzsche. Et le verbe pour battre, au sens d’assener des coups, c’est schlangen. Qui peut aussi être utilisé pour rendre « cingler ». Je dirais donc, pour faire comprendre la métaphore de la circulation du qi, que je viens de décrire : S wie schlangen. Car le qi, on le fait partir d’un sens, puis d’un autre, en synchonisant l’inversion de sens avec la cassure du poignet (pour formation du bec de grue) et l’inversion du sens de rotation du bassin, et le changement de sens du souffle (de l’inspiration à l’expiration).

Les élèves avancés pourront constater que c’est là un premier exercice de fa jing, me semble-t’il.

Une autre explication du sens du nom du mouvement, c’est celui que fait le bassin, comme ferait celui d’un gamin qui s’amuse à faire ricocher des petits cailloux plats sur la surface d’un étang, mais gamin qui ferait partir son mouvement du bassin et non pas du bras, lequel mouvement du bras est bien analogue à celui que le bras effectuerait si le gamin maniait un fouet au lieu d’un caillou, n’est-ce pas ? Ici, c’est tout le haut du corps qui pivote dans un sens puis dans l’autre. Tout l’art de l’entraînement à l’exécution du mouvement consiste à faire passer de vide à plein le statut du bras arrière, puis à vide, tandis qu’on fait passer de vide à plein le statut du bras avant.

Distinguer le plein et le vide : 4ème principe de maître Yang, Cheng-Fu.

10
云手 les mains nuages
雲手
yún shŏu
yun cheou
vân thủ — à midi
Litt.: (comme si elles étaient des) nuages, (mouvoir les) mains
十一 11
un coup de fouet
單鞭
dān biān
tien pien
đơn tiên — 9 h
Bonjour, Monsieur, j’ai trouvé une traduction de 单鞭 qui me satisfait , et comment la justifier.
单鞭 = coup de fouet. Au singulier. Et usité au singulier seulement et ne pouvant être usité qu’au singulier.
Car 鞭 à la fois fouet et coup de fouet ; et car en chinois les mots ont même forme au singulier et au pluriel ;
et parce que 单 = simple, unique, par opposition à double, à plusieurs, à multiple (et probablement à composé).
Si le nom 鞭 est pris dans le sens de fouet et qu’on le qualifie par l’adjectif 单, alors 单鞭 peut être pris dans le sens de « fouet d’un seul tenant » – dont je cherchais le nom – mais qui à proprement parler n’en sont pas car les bull whips et snake whips ont quand même un manche,même s’il est de cuir tressé et même si la lanière n’est pas rapportée dessus : ils ne sont pas constitués que d’une lanière.
Si 鞭 est pris dans le sens de coup de fouet, alors 单, à mon avis, sert à marquer le singulier : un coup de fouet, un seul.
Le mouvement du bras qui se lève nous trompe. C’est le mouvement du bassin qu’il faut prendre en considération. Schématiquement : une rotation de 45° dans un sens, suivie d’une rotation de 45° dans l’autre.
Donnez un coup de fouet horizontal ou oblique, devant vous, en faisant partir le mouvement du bassin et non pas ni du bras ni du tronc… Essayez et vous ressentirez la sensation juste.
Le même exercice peut être effectué lorsque vous jouez à faire ricocher des pierres plates sur la surface de l’eau d’un étang.
Ici, le nom du mouvement s’applique au mouvement du bassin (the waist is the commander of the body – c’est le 1er commentaire de l’un des 10 principes édictés par Yang, Cheg-Fu dans les années trente).
Un bras menace comme s’il armait un coup de fouet et dont part en arrière, mais c’est l’autre bras qu’on envoie devant et avec lequel on pousse ensuite.
On donne l’impulsion au bassin, rotation dans un sens puis dans l’autre, on laisse les bras souples et on les laisse partir tout en les guidant par l’intention que je viens d’indiquer.
C’est ainsi qu’on fait circuler l’énergie qu’on a donnée par l’impulsion, et qu’on peut renverser l’adversaire surpris.
Cet exemple vous révèle des éléments de l’essence du taï-chi-chuan martial et de santé.
Merci d’avoir participé à l’avancement de ma réflexion. Et… bonne année lunaire du dragon !
(Lettre ouverte du 28 janvier 2012 à un internaute qui au XIX ou au XVIII° siècles aurait pu être chef d’une corporation de cochers ou d’une guilde de postillons).
十二 12
高探马 quant à la hauteur, évaluer le cheval
高探馬
gāo tàn mă
kao t’an ma
cao thám mã — idem
Litt.: (au niveau) haut étendre-la-main-vers (le) cheval
(haut = au niveau haut = jodan, en japonais).cf.: http://www.chipellis.com/Pictures/comparitive-pics/YCFandDYJ/YCF%20and%20DYJ%20Compare.htm (–> section 2)

présenté comme mouvement venant à la suite des mains-nuages, par maître Yang, Cheng-Fu et par son disciple maître Tung. Rien à voir ni avec flatter l’encolure du cheval ni avec poser la main sur ledos du cheval – quoi que Yang Cheng-Fu le fasse. La main repose sur le flanc du cheval ou pourrait se poser contre ce flanc : on tient l’adversaire à distance. La caresse du flanc du cheval correspond au mouvement de la main droite, si c’est celle qu’on a avancé vers le cheval, mouvement du centre vers l’extérieur au début du mouvemement suivant, qui est un cercle des bras avec rassemblé des mains, avant extension de celles-ci (repoussé bilatéral simultané au repoussé du pied, qui s’exécute devant soi. On se sera donc placé auparavant face à la bonne direction).

high pat on horse – toiser le cheval – (de) haut /  jauger (mais aussi : scruter [le paysage] et chercher des yeux ; puis surveiller dès qu’on a trouvé) | cheval

探    tàn    to explore
探    tàn    to scout
探    tàn    to search out
探    tàn    to stretch forward
探    tàn    to visit

tàn mă = mouted scout (arch.) et gāo = haut

十三 13
右蹬 repousser du pied droit
右蹬腳
yòu dēng  jiǎo
yeou teng tsiao
hữu đăng cước — à 10 h 1/2
右蹬脚

右蹬脚 = yòu  dèng jiăo

脚    jiăo    CL: 雙 or 双 [ shuang1 ] , 隻 or 只 [ zhi1 ]  –>  双 est donc un classificateur ! (utile pour la 14)
脚    jiăo    base
脚    jiăo    foot
脚    jiăo    kick
脚    jiăo    leg

蹬    dèng    to step on
蹬    dèng    to tread on
蹬    dèng    to wear

右蹬腿

右蹬腿 = yòu dèng tuĭ

十四 14
双峰贯耳 aux pics jumeaux encorder les oreilles
shuāng fēng guàn ĕr
chouang fong kouan eul
song phong quán nhỉ — à 10 h 1/2
(*) COMMENTAIRE A RE-ECRIRE : pic au sens de montagne, pas au sens d’outil ; deux pics voisins et semblables transpercent les oreilles (de l’adversaire), c’est-à-dire lui crèvent les tympans. Ces pics jumeaux sont les poings de l’attaquant, ceux de la personne qui exécute la séquence de taï-chi. Quand ces poings s’écartent, les oreilles sont comme enfilées sur un fil invisible qui va d’un poing (d’un pic) à l’autre. En Chine, les hommes préhistoriques perçaient les coquillages et les enfilaient en passant un cordon à travers les trous puis en en nouant les extrémités. Cela servait de monnaie. D’où que les pièces de monnaie anciennes étaient frappées percées d’un trou. Etant donné que guan4 signifie à la fois transpercer et relier, la traduction proposée est une traduction simplifiée. Car un autre sens possible de la phrase est : aux pics gémeaux relier les oreilles. On a préféré cependant mettre l’accent sur l’attaque plutôt que sur l’alignement des poing et des oreilles. Les reliefs calcaires de Chine comportent des paires de sommets voisins et aux formes identiques, shuang1 feng1, en chinois. Comment traduire cela ? « Pics doubles » supposerait une réplication de la montagne, ce qui est impossible). On pourrait dire ausi des pics bessons, en empruntant « besson » à George Sand (cf. le début de la petite Fadette. Besson vient du latin bis : double, répété) ; d’ailleurs, ça se dit comme cela en espagnol ! « Pics gémeaux » est attesté dans un récit de voyage écrit en français et qui a été publié en 1822. Mais l’usage contemporain, même s’il paraître bizarre au premier abord, est de dire « pics jumeaux ». Le mont à cime double (shuang1 feng1 shan1 ?) – plus brièvement, la double cime , c’est le surnom du mont Parnasse, qui en Grèce surplombe la ville de Delphes. On lit que cette montagne symbolise l’union de la lune et du soleil et qu’elle est le séjour des Muses, inspiratrices des poètes. Traduire shuang1 feng1 par un singulier (double cime) plut&ˆt que par un pluriel (pics bessons, pics gémeaux ou pics jumeaux) rend compte de l’unité de la montagne, de l’unité du propre corps de l’attaquant – le pratiquant de la séquence de taï-chi – qui forme les deux sommets avec ses poings en érigeant ses avant-bras – et ceux-ci encadrent la tête de l’adversaire, alors que si l’on traduit par un pluriel on se demande d’où viennent ces pics jumeaux, qui semblent étrangement venir de nulle part, surgir mystérieusement du néant. Traduire par cime plutôt que par pic évite aussi toute confusion entre le pic (le sommet pointu d’une montagne) et le pic (l’outil). Dans la traduction en français, le complément d’instrument, ici, pourrait être introduit par la locution « au moyen de » ou par la préposition « avec ». L’introduire à l’aide de « au moyen de » donnerait une phrase de style écrit, précise mais peu facile à mémoriser. L’introduire avec « avec » sera la bonne solution car on aura une phrase simple, et du niveau de langue adéquat. Toutefois, puisqu’en français le complément circonstanciel d’accompagnement (ex. : avec Untel) et le compl&eanbsp;e corbeau, la pie, ltd (vid#39;ai penskao tˆcute;ment circonstanciel d’instrument (ex.: avec un piolet) ont même forme, en français on ne construira pas la phrase comme en chinois. En chinois, ce complément de moyen est en début de phrase, il précède le color:#ff0000;#39;autre. Et parce qu/prsquo;est l#39;une corporation de cochers ou dspan style=verbe — il peut aussi avoir fonction de sujet, selon le sens qu’on donne au verbe (!), mais passons –, en français, si on le met en début de phrase : « avec… », il y a ambiguïté sur la nature du complément, ambiguïté qui ne peut être levée que par la suite de la phrase. Or, comme ici, on a une allégorie — la double cime est prise dans un sens figuré — littéralement : imagé — c’est ajouter une difficulté supplémentaire à la compréhension de la phrase que de placer ce complément en tête de phrase. Il faut donc le placer, ce complément, en fin de phrase, car le verbe crever (on a preféré crever – qui s’applique ici, cf. : crever les tympans – à transpercer – percer (les tympans) et entrer (dans la tête) et passer au travers (de la tête par le conduit auriculaire) avec idée que les deux oreilles pourraient être comme des pinces à linge placées sur une corde à linge fixée aux deux sommets) appelle plus un complément d’instrument qu’un complément d’accompagnement. D’où qu’on a préféré écrire « crever (les oreilles) avec une cime double » plutôt que « au moyen d’une cime double, crever (les oreilles) » et de préférence à « à l’aide de deux pics jumeaux, transpercer les oreilles » [traduction qui évoque aussi le percement du lobe des oreilles… alors que ce n’est pas de cela du tout qu’il s’agit].

Enfin, on notera qu’en Chine, s’il y a des pics jumeaux, il y a aussi des pics triplés, comme on peut le voir à l’arrière-plan de cette photo de nu : http://www.zgmeinv.com/jpart/zhaopian/20110510/23020_45.html .

Phrase homophone (variante) :

貫耳

Deux vents (contraires) enfilent les oreilles (**) .

(**) avec allusion possible à des rumeurs contradictoires concernant quelqu’un et qui nous viennent aux oreilles. Avec allusion aussi à l’air déplacé par les poings qui viennent simultanément frapper les deux oreilles de l’adversaire. On cherche à lui éclater les tympans. Si on n’arrive pas à aller toucher les oreilles, on peut frapper aux tempes.

Attention ! En taï-ji-quan, à l’entraînement, on travaille seul ou on fait très attention à respecter l’intégrité physique et pyschologique de son adversaire si on en a un, évidemment. Ce doit être une règle absolue.

fēng = pic, cime, sommet

fēng = vent ; style, pratique

= shuāng =
( adj. )    1. deux / double ;  2. pair
( spéc. )    paire / couple

= traverser / pénétrer

=  ěr = oreille(s)

贯    guàn    string of 1000 cash
贯    guàn    to pierce through
贯    guàn    to string together

如雷贯耳
rú léi guàn ěr

=> comme le tonnerre, venir aux oreilles (et entrer dedans, y pénétrer)
cf. : http://www.chine-informations.com/chinois/outils/chengyu/index.php?chengyu=%E5%A6%82%E9%9B%B7%E8%B4%AF%E8%80%B3

雷管
léi guǎn
detonator
fuse

如雷贯耳 (simpl.)
如雷貫耳 (trad.)
rú léi guàn ěr
like thunder piercing the ear
=
a well-known reputation (idiom)

http://www.21ccvn.com/tool-search-zidian-e8bdb0 dit :

——清·薛福成《观巴黎油画记》 轰雷贯耳 hōngléi-guàn’ěr

〖likethunderpiercingtheear-speakofsb.’sname〗雷声贯入耳朵

轰 = bang, boum, explosion…

雷 = terrific, thunder

贯 = to pierce through, to string together

耳 = ear

1./ le coup de tonnerre vient jusqu’à (mes) oreilles
(et le chinois précise : et y pénètre [donc je l’entends]
alors qu’il avait sous-entendu ce qu’explicite le français
et qui est l’action qui précède celle de pénétrer : celle de venir jusqu’à].
2./ comme un coup de tonnerre, venir jusqu’aux oreilles ;
(les 2 traductions sont possibles car grammaticalement
il y a 2 possibilités d’analyse logique de la phrase :
a) sujet, verbe, complément
(d’objet direct ou indirect, voire circonstanciel de lieu selon la traduction qu’on fait du verbe !)
b) complément circonstanciel (de comparaison), verbe, complément (comme ci-dessus).

Finalement, je change cimes en pics jumeaux car pic est concret et cime abstrait et que le verbe crever est une action concrète. Je mets « ses » au lieu de « les » ou « des » pour la même raison que j’ai mis « sa crinière » au lieu de « la crinière », ci-dessus : le français a besoin d’indiquer d’où viennent ces pics. L’adjectif possessif indique qu’il appartiennent à celui qui fait l’action (en fait oui, car c’est lui qui les forme). Donc ils ne viennent pas d’on ne sait où. Question qui se pose en cas d’absence du possessif et dont l’absence de réponse donne à la phrase un tour étrange.

十五 15
转身左蹬脚 demi-tour ; repousser du pied gauche
轉身蹬腳
zhuăn shēn zuǒ dèng jiăo
tchouan chen tso teng tsiao
chuyển thân ; tả đăng cước — à 7 h 1/2
十六 16
左下势金雞独立 à gauche : posture basse ; (le coq d’or) debout sur un seul appui
左下勢金雞 獨立
zuŏ xià shì dú lì
tso hia che tou li
tả hạ thế độc lập — à 6 h
(le pied AR se pose à  2h et le regard tourne de 7h1/2  à 3h en passant par 6h).
= le serpent qui rampe ; le coq d’or sur une patte
(à gauche, car bien que le corps soit tourné vers la droite au début du mouvement, le pied gauche est le pied d’appui tout au long de celui-ci, tant pendant la 1ère partie de la figure – le serpent – que pendant la 2ème – le coq faisan).金雞 獨立 jīn jī dú lì

(tả hạ thế) kim kê độc lập  =  (zuŏ xià shì) jin ji dú lì = (posture basse, à gauche); le coq d’or debout sur une patte.

十七 17
右下势金雞 独立 à droite : posture basse ; (le coq d’or) debout sur un seul appui
右下勢金雞 獨立
yòu xià shì dú lì
yeou hia che tou li
hữu hạ thế độc lập — à 12 h
(coup d’oeil en AR jusqu’à 10h 1/2 en passant par 0h (=12h), puis retour du regard en AV, dirigé vers 3h).
十八 18
穿梭 la dame de jade enfonce (sa) navette
穿梭 左右…
yù nǚ chuān suō
yù nǚtch’ouan so
ngọc nữ xuyên thoah —  à 4 h 1/2 puis à 1 h 1/2
L’idéogramme chinois 穿 , comporte, dans sa partie supérieure, le dessin d’un abri sous roche (deux personnes sous un toit) et dans sa partie inférieure, une dent. D’où : introduire, entrer, pénétrer, faire entrer, faire pénétrer, enfoncer. « Lancer la navette » est une traduction impropre parce qu’elle est en rapport avec les métiers à tisser industriels nés au XVIII° siècle et pas avec le geste qu’effectue le tisserand sur les métiers à main. Manoeuvrer exprime cette action effectuée à la main : entrer, pousser et conduire ; préparer ce mouvement, aussi. La navette porte le fil de trame et le tisserand l’introduit dans la foule, espace aménagé à cet effet entre deux nappes de fils de chaîne, et la conduit dans ce passage jusqu’à l’en faire ressortir de l’autre côté. Puis le tisserand échange la position des deux nappes et repasse sa navette dans l’autre sens. Une fois passée la navette dans la foule et donc le fil qu’elle porte, le tisserand tend le tronçon de ce fil qu’il vient de passer dans la foule et le tasse contre son voisin, celui du précédent passage de la navette dans la foule. A Marle (Aisne), au musée des temps barbares, où sont présentées des reconstitutions des métiers à tisser des temps mérovingiens, on voit que la pièce de tissu grandit depuis le haut du métier, au fur et à mesure du tissage. Dans le mouvement de taï-chi, un bras tasse le fil précédemment tissé tandis que la main de l’autre bras pousse la navette. Sens martial : avec un bras bloquer quelque chose qui vient d’en haut en repoussant légèrement, ou appliquer son bras sous le bas du visage de son adversaire et lui repousser la tête en haut et en arrière ; et de l’autre bras frapper du poing au flanc. Ces deux mouvements de bras profitent de l’énergie cinétique qui naît du mouvement de rotation des hanches autour d’un axe vertical. Si le coup de poing est donné à un niveau assez bas, compris entre le bas des côtes et le haut du bassin, alors le poing peut entrer dans le ventre par le côté, et ce d’autant mieux que le tronc (de l’adversaire) a été mis en extension par le mouvement de l’autre bras. Le sens martial de la variante qu’on voit généralement effectuée en taï-chi ne comporte pas d’atemi, mais deux déséquilibres : la main haute pousse l’adversaire en arrière en s’appuyant sur le haut de sa poitrine, la main basse pousse l’adversaire sur le côté en s’appuyant sur son côté.
– Le jade est la pierre précieuse de l’empereur. La dame de jade est un être céleste. D’où que j’ai traduit nü par dame plutôt que par femme ou par fille.

– J’ai mis « sa navette » au lieu de « une navette » pour que la traduction française soit un alexandrin. Le possessif n’est pas dans le chinois, mais il ne s’agit pas de n’importe quel navette : il s’agit de la navette du métier à tisser sur lequel la dame de jade s’est installée pour travailler. Et donc, pendant ce travail, c’est son métier et c’est sa navette. On peut donc utiliser l’adjectif possessif « sa ».

xuyên
percer; traverser
ánh_sáng xuyên bóng_tối : lumière qui perce les ténèbres
Viên đạn xuyên qua tường : balle qui traverse un mur
Đường_xe_lửa xuyên Xi-bia : chemin de fer qui traverse la Sibérie; chemin de fer transsibérien
(med.) transfixiant; térébrant
Đau xuyên : douleur transfixiante; douleur térébrante
(phys.) pénétrant
Tia xuyên : rayons pénétrants

 

十九 19
海底针 une aiguille au fond de la mer
海底針
hăi dĭ zhēn
hai ti tchen
hải để châm — à 3 h
N.B. ce « fond de la mer », c’est le périnée.

Sur l’internet, on trouve des fautes même sur des sites sérieux qu’on peut prendre comme sites de référence.

Par exemple, au lieu de
= hăi dĭ zhēn = l’aiguille au fond de la mer
correct,
on peut trouver
= hăi dì zhēn = l’aiguille d’Haïti
fautif.

hăi = sea, ocean — dĭ = bottom, base — zhēn = pin, needle

二十 20
闪通臂 en un éclair (soudainement), ouvrir les bras
通臂
shan tong bì
chan t’ong pi
thiểm thông tý  / phiến thông bối — à 3 h

shān (éventer) OU shàn (éventail) ; tōng (passer à travers ; mener à ; tout) ; bèi (le dos, l’arrière, de qqn ou de qqch) ; (maître Yang, Cheng-Fu) ==> litt.: (ouvrir un) éventail vers l’arrière [cette phrase se comprend grâce à la photo du livre de Cheng-Fu de 1936 ou du dessin de son livre de 1934 : de son bras gauche tendu devant lui, il tient son adversaire en respect, et ce bras reste fixe tandis que la main droite décrit un arc de cercle qui va vers l’arrière en partant de la main gauche et en passant au-dessus du front. Ainsi, on peut considérer le bras gauche comme une branche de l’éventail, une branche fixe, et le droit comme l’autre branche extrême de l’éventail, la branche mobile, la manoeuvre de laquelle déploie l’éventail, et le déploie de l’avant vers l’arrière, dans un plan vertical].

Une fois l’éventail imaginaire déployé, l’avant-bras gauche peut être plié d’un 1/4 de tour par rotation autour du coude — l’avant-bras était horizontal ; il devient vertical. On est alors dans la position « haut les mains » illustrée car le caractère shan, voir ci-après.

Voir les photos pour les déplacements de poids du corps et la suite du mouvement des bras, bref l’enchaînement avec le mouvement suivant, où j’ai traduit « rotation du corps » par 1/2 tour alors qu’en réalité il y a un 1/4 tour dans ce mouvement-ci et 1/4 tour dans le suivant.

山通臂

shān tōng (open) bì ; (maître Tung) ==> (mis pour shan zi tong bi) : en forme du caractère « montagne » (c’est un trident), ouvrir les bras.

en un éclair, ouvrir les bras
« L’éventail dans le dos » se dit aussi, à cause que c’est la traduction d’une phrase homophone en chinois

= = shǎn = v.: 1. s’esquiver ; 2. briller / étinceler

= shān = v.: 1. éventer ;  2. susciter / agiter

= shàn = n.: 1. éventail ;  2. battant (de porte) / spéc.: se dit d’une porte une fenêtre
[équivaut alors à : 门 une porte, par exemple]

= tōng =  v.:  1. passer librement ;  2. déboucher ;  3. mener à ;  4. communiquer / imformer ; 5. connaître / comprendre à fond. / adj.:  1. logique ;  2. commun ;  3. tout / entier

= bì = bras

= bēi = v.: porter sur le dos / n.: 1. dos de l’homme ; dos, revers, verso d’un objet.  2. au dos / derrière

通臂 = shăn tōng bèi = shan tong bì

二十一 21
转身 拦捶 1/2 tour, écarter, bloquer, frapper
轉身
zhuan shen ban lán chuí
tchouan chen pan lan tch’ouei
chuyển thân ; ban, lan, chùy — à 9 h
http://www.lp023.com/bbs/ShowPost.asp?PageIndex=2&ThreadID=87253

http://www.zdic.net/zd/zi/ZdicE5ZdicBCZdic8F.htmnbsp;

Pour ban1, certaines sources chinoises donnent au lieu de . Quel est le bon caractère ?

ou ?

bān
to draw out
to pull
to turn

(source : HKTV)

tirer à soi

(source : agence Chine nouvelle)

bān
to apply indiscriminately
to copy mechanically
to move
to remove
to shift
to transport

(source : HKTV)

1. déplacer / remuer
2. déménager / emménager
3. copier servilement

(source : agence Chine nouvelle)

Etymology :

Phonetic Signific, something done with the hand 扌手 – pull


Phonetic Signific, something done with the hand 扌手 – transport

(source : Richard Sears – http://www.chineseetymology.org)


=

cut off
hinder

(source : HKTV)

barrer / bloquer

(source : agence Chine nouvelle)

Il n’y a pas de « tirer » (to wrench = tirer violemment, arracher) dans ce mouvement-ci. Le retrait du poing, une fois le coup de poing donné (chui2), il est dans le mouvement suivant.
Donc, le bon caractère est ; et est fautif.

NB. Maître Yang, Jwing-Min précise, dans le livre qu’il a consacré à la forme Yang longue, que ban1 est un écarter vers le bas [traduit ici par « écarter »].

Le « lan » est un « bat-seng » (terme sino-vietnamien qui signifie un coup en revers – c’est le dos de la main qui frappe en écartant) [traduit ici par « bloquer »].

L’école de Maître Li-Deyin et Christian K. montrent un coup de poing direct donné par le poing droit tandis que le site du sport au collège montre un direct du gauche.

Cette variante me paraît meilleure car plus économe de mouvements, tant pour l’exécution de cette figure-ci que pour celle de la suivante, et donc plus rapide dans l’attaque.

(*) NOTE LINGUISTIQUE : on trouve aussi, dans les transcriptions en sino-vietnamien thùy et trùy. Cette hésitation entre le ch rétroflexe (le ch est rétroflexe en pinyin – rétroflexe, c’est comme le parler avec un patate chaude dans la bouche, le parler de Valéry Giscard d’Estaing) confirme ce qu’indiquent d’autres indices : le tr en vietnamien, c’est le j du pinyin et ce sont des t mouillés.

二十二 22
pour ainsi dire apposer des scellés, comme quand on (veut garder) fermé
如封似
fēng sì bì
jou fong sseu pi
như phong tự bế — idem
= as, as if, such as ;
fēng = to confer, to grant, to seal ;
= like, pseudo-, to appear, to resemble ;
= obstruct, shut, stop up, to close (idée d’un hallebardier qui interdit et bloque l’accès à la porte devant laquelle il est en faction).un excellent outil pour la traduction mot à mot du chinois vers l’anglais : http://www.mdbg.net/chindict/chindict.php

Le mouvement, c’est 1.) tirer / ramener (ce qui peut faire croire à la fin) ; puis 2.) pousser (an)

V. aussi :
http://www.taichichuaninternational.com/comparison_hand_form.pdf (dernière figure de la 1ère série)
et
http://garytam1977.mysinablog.com/index.php?op=ViewArticle&articleId=1034439

虎口

hǔ kǒu
(n.)
1. gueule du tigre / lieu dangereux
2. partie de la main entre le pouce et l’index

二十三 23
十字手 croiser les mains
十字手
shí zì shŏu
che tseu cheou
thập tự thủ — à midi
Le caractère + (c’est 10), les mains = les mains en croix
二十四 24
fin
shōu shì
cheou che
thu thế — idem
shōu
(v.)
1. recevoir
2. rassembler / recueillir
3. récolter
4. terminer / cesser
(n.)
1. revenu
2. récolteshì
(n.)
1. puissance / force
2. tendance
3. configuration
4. situation

收拾 shōu shi to put in order, to tidy up, to pack, to repair, to punish (colloquial), to manage
(
source : http://hktv.cc)

收成 shōu chéng harvest

00
retour au départ
huán yuán
houan yuan
hoàn dáng

1. retourner / regagner
2. rétablir
3. rendre / rembourser

(adj.)
1. primitif / originel
2. brut
(n.)
1. pardon / excuse
2. plaine

L’académicien Michel Serres a dit (en mars 2011, à Bercy)  :
« Il n’est pas vrai qu’il puisse y avoir une traduction d’une langue dans l’autre.
Chaque concept à un sens, une sorte d’aire sémantique qui n’est pas transposable dans une autre langue.
Une langue est un point de vue sur le monde, un point de vue unique. ».
(Cité par le CIGREF in http://www.histoire-cigref.org/blog/la-langue-de-l’informatique ;
en vidéo : http://fr-fr.facebook.com/video/video.php?v=205398976154262&oid=199288916446&comments).

Yang 24 – notes A

(Travail commencé le 12 novembre 2011).

二十四太极拳

ER SHI SI SHI TAI JI QUAN

thái cực quyền 24 thức

http://vi.wikipedia.org/wiki/Thái_cực_quyền

http://anhso.net/album.asp?alb=585989@19484

http://my.opera.com/TaiChiMyTho/blog/show.dml/16220102

1. Khởi thức (bắt đầu)
2. Tả dã mã phân tung (ngựa rừng hất bờm)
Hữa dã mã phân tung
Tả dã mã phân tung
3. Bạch hạc lượng xí (hạc trắng xòe cánh)
4. Tả lâu tất ảo bộ (tay vuốt gối, chân linh hoạt)
Hữu lâu tất ảo bộ
Tả lâu tất ảo bộ
5. Thủ huy tỳ bà (tay gảy đàn tỳ bà)
6. Hữu đảo niệm hầu (khỉ khoa tay múa chân)
Tả đảo niệm hầu
Hữu đảo niệm hầu
Tả đảo niệm hầu
7. Tả lãm tước vĩ (nắm đuôi chim bên trái): bằng (ngăn đỡ), lý (kéo), tê (ép), án (đẩy)
8. Chuyển thân hữu lãm tước vĩ
9. Đơn tiên (cây roi)
10. Vân thủ 1 (cuộn tay như mây)
Vân thủ 2
Vân thủ 3
11. Đơn tiên
12. Cao thám mã (vuốt bờm ngựa)
13. Hữu đăng cước (đá gót chân phải)
14. Song phong quán nhỉ (hai u nắm tay xuyên mang tai)
15. Chuyển thân tả đăng cước
16. Tả hạ thế độc lập (ngồi xuống thấp bên trái)
17. Hữu hạ thế độc lập
18. Ngọc nữ xuyên thoa 1 – Tả ngọc nữ xuyên thoa (cô gái đẹp đưa thoi)
19. Ngọc nữ xuyên thoa 2 – Hữu ngọc nữ xuyên thoa
20. Hải để châm (kim chìm đáy biển)
21. Thiểm thông tý (cánh tay như tia chớp)
Chuyển thân ban, lan, chùy (ép, gạt, đấm)
22. Như phong tự bế (ngăn, chận, đóng lại)
23. Thập tự thủ (tréo tay chữ thập)
24. Thu thế

Dương Gia Thái Cực Quyền

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PostSubject: Dương Gia Thái Cực Quyền Tue 9 Jun – 13:51

Yang style 13-Form list of Postures

The 13 postures of the Yang family style of T’ai Chi Ch’uan are listed as follows:

预 备 Preparation Form

1. 起 式 Beginning

2. 云 手 Cloud Hands (1)

3. 单 鞭 Single Whip

4. 肘 底 捶 Fist Under Elbow

5. 白 鹤 凉 翅 White Crane Spreads its Wings

6. 左 搂 膝 拗 步 Left Brush Knee and Push

7. 手 挥 琵 琶 Hand Strums the Lute

8. 高 探 马 穿 掌 High Pat on Horse with Palm Thrust

9. 转 身 撇 身 捶 Turn Body and Chop with Fist

10. 进 步 搬 拦 捶 Step Forward, Parry Block and Punch

11. 拦 雀 尾 Grasp the Bird’s Tail

12. 十 字 手 Cross Hands

13. 收 式 Closing

还 原 Return to Normal

===================================================================

Yang style 16-Form list of Postures

The 16 postures of the Yang family style of T’ai Chi Ch’uan are listed as follows:

预 备 Preparation Form

1. 起 式 Beginning

2. 云 手 Cloud Hands (1)

3. 单 鞭 Single Whip

4. 肘 底 捶 Fist Under Elbow

5. 白 鹤 凉 翅 White Crane Spreads its Wings

6. 左 搂 膝 拗 步 Left Brush Knee and Push

7. 手 挥 琵 琶 Hand Strums the Lute

8. 倒撵猴 Step Back and Repulse the Monkey

9. 左打虎式 Left Strike Tiger

10. 野马分鬃 Parting Wild Horse’s Mane

11. 进步指裆锤 Step Forward and Punch Groin

12. 转身白蛇吐信 Turn Body and White Snake Spits out Tongue

13. 进 步 搬 拦 捶 Step Forward, Parry Block and Punch

14. 上步拦雀尾 Step Forward and Grasp the Bird’s tail

15. 十 字 手 Cross Hands

16. 收 式 Closing

还 原 Return to Normal

=================================================================

24-form tai chi chuan
From Wikipedia, the free encyclopedia

The 24 posture Simplified Form of tai chi chuan, sometimes called the Beijing form for its place of origin, is a short version of Yang style tai chi composed of twenty-four unique movements.

Contents
1 History
2 Movements
3 Variations
4 References
5 See also
6 External links

History

The form was the result of an effort by the Chinese Sports Committee which, in 1956, brought together four tai chi teachers to create a simplified form of tai chi as exercise for the masses. The creators truncated the traditional Yang family hand form to 24 postures; taking between four and eight minutes to perform and to give the beginner an introduction to the essential elements of tai chi chuan, yet retain the traditional flavor of Yang style’s longer hand forms (generally 88-108 postures).[1] Henceforth this form was avidly promoted by the People’s Republic of China for general exercise, and was also taught to internees in Communist « re-education » camps. Due to this official promotion, the twenty-four form is most likely the tai chi form with the most practitioners in China and the world over (though no surveys have been performed).

Movements
1. Commencing (Qǐshì), Preparation, Beginning
2. Part the Wild Horse’s Mane (Yémǎ Fēnzōng)
3. White Crane Spreads Its Wings (Báihè Lìangchì), Stork/Crane Cools Its Wings
4. Brush Knee and Step Forward (Lōuxī Àobù), Brush Knee and Twist Step
5. Playing the Lute (Shǒuhūi Pípā), Strum the Lute, Play Guitar
6. Reverse Reeling Forearm (Daojuan Gong), Step Back and Drive Monkey Away
7. Left Grasp Sparrow’s Tail (Zuo Lan Quewei), Grasp the Bird’s Tail
1. Ward Off (Peng)
2. Rollback (Lu)
3. Press (Ji)
4. Push (An)
8. Right Grasp Sparrow’s Tail (You Lan Quewei)
9. Single Whip (Danbian)
10. Wave Hands Like Clouds (Yunshou), Cloud Hands, Cloud Built Hands, Wave Hands in Clouds
11. Single Whip (Danbian)
12. High Pat on Horse (Gao Tan Ma), Step Up to Examine Horse
13. Right Heel Kick (You Dengjiao), Separate Right Foot, Kick with Right Foot
14. Strike to Ears with Both Fists (Shuangfeng Guaner)
15. Turn Body and Left Heel Kick (Zhuanshen Zuo Dengjiao)
16. Left Lower Body and Stand on One Leg (Zuo Xiashi Duli)
1. Single Whip Squatting Down, Snake Creeps Down,
2. Golden Rooster Stands on One Leg, Golden Bird Standing Alone
17. Right Lower Body and Bird Stand on One Leg (You Xiashi Duli)
18. Shuttle Back and Forth (Yunu Chuansuo), Fair Lady Works with Shuttles, (Walking Wood), Four Corners
19. Needle at Sea Bottom (Haidi Zhen)
20. Fan Through Back (Shan Tong Bei), Fan Penetrates Back
21. Turn Body, Deflect, Parry, and Punch (Zhuanshen Banlanchui)
22. Appears Closed (Rufeng Sibi), Withdraw and Push, as if Closing a Door
23. Cross Hands (Shizishou)
24. Closing (Shoushi)

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Dương Gia Thái Cực Quyền Giản Hoá 24 thức
Chiêu thức bài quyền

1. Dự bị thức, Khởi thức
Thức dự bị, Thế khởi đầu Thái cực quyền

2. Dã mã phân tông (3 lần)
Ngựa hoang lắc bờm

3. Bạch hạc lượng sí
Hạc trắng xòe cánh

4. Lâu tất ảo bộ (3 lần)
Một tay quét đầu gối, tay kia đánh chưởng ra

5. Thủ huy tỳ bà
Tay gẩy đàn tỳ bà

6. Đảo niệm hầu (4 lần)
Đuổi khỉ lui lại

7. Tả hữu Lãm tước vĩ (bằng, lý, tê, án)
Vuốt đuôi công

8. Đơn tiên
Một cây roi

9. Vân thủ (3 lần)
Tay xoay như áng mây bay

10. Đơn tiên
Một cây roi

11. Cao thám mã, Bạch xà thổ tín
Xoa đầu ngựa, Rắn trắng nhả độc

12. Hữu đăng cước
Đá gót bên phải

13. Song phong quán nhỉ
Gió thổi ngang tai

14. Tả đăng cước
Đá gót bên trái

15. Tả Hạ thế
Hạ thế bên trái

16. Tả Kim kê độc lập
Gà vàng đứng một chân trái

17. Hữu Hạ thế
Hạ thế bên phải

18. Hữu Kim kê độc lập
Gà vàng đứng một chân phải

19. Tả Hữu Ngọc nữ xuyên thoa
Thiếu nữ đưa thoi bên trái và phải

20. Hải để châm
Kim đâm đáy biển

21. Phiến thông bối
Quạt mát lưng

22. Tấn bộ ban lan trùy
Bước tiến gạt ngăn chặn đấm

23. Thập tự thủ
Tay chữ thập

24. Thái Cực hoàn nguyên
Trở về lúc ban đầu

La forme de Pékin, nous l’avons travaillée à Tremblay en 2008 et en 2010, lors de nos rencontres franco-allemandes d’automne, sous la conduite de Christian K., l’un de nos professeurs allemands.
Dans notre école du roseau, nous l’appelons le quyên des 24 images. Créée en 1956 par une commission du gouvernement de la République populaire de Chine, cette forme est connue et pratiquée dans le monde entier. C’est une suite de 24 figures (en allemand : vier-und-zwanzig Bilder , expression qui se traduit littéralement en français par « vingt-quatre images »), toutes de style Yang.

Cette séquence n’est pas reconnue comme forme Yang par la famille Yang, celle de Yang-Cheng-Fu, le maître qui, dans les années 1930, a popularisé la pratique du taï-chi-chuan. Du fait de sa brièveté. Car la forme Yang est une forme longue, qui comporte une centaine de figures. Mais le gouvernement chinois a voulu cette forme courte afin que le taï-chi-chuan et ses bienfaits soient facilement accessibles au plus grand nombre de personnes. C’est donc une forme d’initiation, qui permet de découvrir ce qu’est le taï-chi chuan et de profiter de ses bienfaits.

Dans une progression pédagogique, l’apprentissage de la forme de Pékin pourrait, en toute logique, être suivi de celui de la forme de Chen-Man-Ching (séquence Yang raccourcie à 35 ou 40 figures), puis de la forme internationale 42 (voir ci-après). Puis de la forme Yang longue pour qui voudra travailler ce style. Il serait alors utile de travailler parallèlement la forme Yang de combat, laquelle s’exécute avec un partenaire, tout comme les arrhats bouddhiques en viet-taï-chi. Et le chi-kung et la méditation, bien évidemment.

Parmi les nombreux sites internet qui présentent la forme de Pékin, (la séquence de Pékin), il y en a deux que nous prendrons comme références, en retenant dans chacun ce qui prend sens en français, voire en anglais, si l’on consulte les dictionnaires disponibles gratuitement sur l’internet (ceux des agences Chine nouvelle et Chine informations, celui de la télévision de Hong-Kong, le site de Richard Sears, un Texan, consacré au décryptage des caractères chinois, etc.).

Le premier site de référence est celui de l’école de Li Deyin. En effet, Li Deyin est le neveu de Li Tianjin, lequel présidait la commission sport & santé qui l’a élaborée et c’est à Li Deyin que l’on doit la forme internationale 42, laquelle est un échantillon des figures des principaux styles de taï-chi-chuan, Chen, Yang et Wu [***].

Voici les adresses internet de la présentation des 24 figures, en chinois [****], par l’école de Li Deyin :

01 à 05 : http://www.cntaijiquan.com/1236/1236.html

06 & 07 : http://www.cntaijiquan.com/1236/1236_2.html

– n° 08 à 11 : http://www.cntaijiquan.com/1237/1237.html

12 à 16 : http://www.cntaijiquan.com/1238/1238.html

– n° 17 à 20 : http://www.cntaijiquan.com/1239/1239.html

21 à 24 : http://www.cntaijiquan.com/1240/1240.html .

De ce cours de Li Deyin, la fédération de wushu de la région d’Odessa (Ukraine) a tiré une version en russe et en pinyin non accentué, remarquable :
http://china.kulichki.com/wushu/styles/taijiquan/24/

Adresse de la figure de début (la zéro, qui précède la 1ère) : http://china.kulichki.net/wushu/styles/taijiquan/24/0000.shtml

(Chez China.Kulichki, les url en .com et en .net pointent vers les mêmes pages).

Et voici cette forme (cette séquence) présentée en vidéo par cette fédération ukrainienne :
http://zhengongfu.org/index.php?option=com_content&view=article&id=106&Itemid=118

Le second site de référence est un site officiel chinois qui traite de l’enseignement de l’éducation physique au collège :
http://www.zxty.net/jaoan/%B6%FE%CA%AE%CB%C4%CA%BD%BC%F2%BB%AF%CC%AB%BC%AB%C8%AD.htm

D’autres sources méritent d’être retenues (voir liste plus loin). Mais bien d’autres ne le méritent pas (il y a de tout sur l’internet, du meilleur et du pire).

Notes diverses, en vrac

[*] C’est à Taïwan qu’on réunit les syllabes d’un mot par des traits d’union, pas en Chine continentale
(exemples [ce qu’on aurait si la Chine nationaliste utilisait le pinyin tout comme la Chine continentale] : 1.) er-shi-si / er shi si ; 2.) tai-ji-quan / taijiquan).

[**] « Les images » est la traduction littérale de l’allemand « die Bilder ». En français, les mots image et figure ont des sens qui se recouvrent partiellement. (cf. dans la Bible, au livre du Deutéronome, ce commandement, repris au cinéma dans la version française du film Les 10 commandements, avec Charlton Heston dans le rôle de Moïse  : « tu ne feras pas d’image taillée » [= tu ne sculpteras aucune idole]).

[***] Le style Yang est né du style Chen et le style Wu est né du style Wang.

[****] en mandarin, le chinois de Pékin, qui sert de langue commune aux Chinois de Chine continentale, ici écrit avec les caractères simplifiés.

Un tableau : http://www.lightning-taichi.org/Taichi%20Forms/24%20Form.asp

0 ?
à la place de ? ou de ? (= shi4 ; sino-vietnamien th? [*]) on trouve, notamment chez Yang Cheng Fu et chez son disciple Toung, cet homophone : ? (= shi4, également ; sino-vietnamien th?c [*]). [* : ces indications sont données sous toutes réserves].

IV ?

En 4, le han-yu pin-yin lou (lou1) est fautif pour le sens d’embrasser, enlacer, étreindre. C’est le 3ème ton qui est correct : lou3 (= lou). Embrasser, au sens premier, qu’exprime bien le verbe allemand umarmen (= entourer de ses bras). La traduction usuelle « brosser le genou » est stupide. Un Saumurois a proposé de traduire lou xi par « couronner le genou » ; c’est bien. Nous, nous préférons traduire, ici, lou par « empaumer », c’est-à-dire placer dans sa paume. D’où lou xi = empaumer le genou (le sien, pas celui de l’adversaire ! ).

? – le genou – se lit en chinois mandarin ao3 (ao) mais aussi niu4 (niù).

Le « pas singulier » est un pas qui amène en position inverse, le bras avancé étant le bras situé du côté opposé au côté de la jambe avancée (par exemple : jambe gauche avancée, bras droit avancé).
« Pas singulier » est un tentative de traduire « ao » dans son sens de « irrégulier, désobéissant », sachant que « bu » signifie « pas » et en tenant compte de ce qu’est le mouvement. L’anglais « twist step » exprime la rotation du bassin au cours de ce pas. La trajectoire du pied levé (dans lou3 xi1) qui revient sur le sol en marche avant, c’est un arc de cercle, d’où qu’on a pu songer à traduire « ao bu » par « pas arqué ». IL y aussi que c’est un pas brisant – car briser, comme une brindille que l’on brise entre ses doigts, comme une branche morte que l’on casse, qui a été ramassée dans la forêt, ce sont d’autres sens de ao : le bord externe de ce pied peut attaquer le membre inférieur de l’adversaire et le frappe dans sa chute vers le sol où il reprend appui, la main opposée venant pousser l’adversaire déraciné.

V ?
le pipa (p’i-p’a) est un luth vertical.

VI ?

En 6, dans le sino-vietnamien, il ne faut pas quyên à la place de quy?n, ni qu?ng à la place de quang.

La figure 6 s’appelle aussi : à reculons, repousser le singe ; dao nian hou (en pinyin), d?o ni?m h?u (en sino-vietnamien) ;
donc zuo you dao nian hou et t? h?u d?o ni?m h?u, respectivement, pour dire « alternativement, etc. »

Littéralement, l’expression ?? (zuo3 you4 = tsôo, io-ou) signifie « gauche, droite », « à gauche, à droite », mais elle s’emploie aussi pour dire : « d’un côté, puis d’un autre, etc. ». On ne commence pas nécessairement à gauche, on peut commencer à droite, et on peut laisser un cycle inachevé, en faisant par exemple droite, gauche, droite. Je ne trouve pas mieux que alternativement pour rendre le sens idiomatique de l’expression ?? (zuo you ; t? h?u).

VIII ?

C’est à juste titre qu’on trouve chuy?n thân avant h?u lãm tu?c v? dans le nom de la figure 8 en sino-vietnamien, puisque qu’on tourne le corps (zhuàn shen) – en fait d’un demi-tour – entre l’exécution du mouvement « saisir la queue du passereau », à gauche et celle du mouvement « saisir la queue du passereau », à droite.

On trouve pour ce mouvement cette traduction : « saisir la queue du moineau » (grasp the sparrow’s tail) mais passereau traduit plus exactement ? (què). En effet, en chinois le mot ? (què) est un élément formant de la composition du nom vernaculaire de différentes espèces d’oiseaux passériformes petits (tels le moineau, l’alouette et la mésange) ou grands (tels la pie et même le corbeau). Le moineau, c’est le passereau qui aime les graines (et le crottin de cheval), l’alouette le passereau des nuages, etc. Traduire ? (què) par oiseau n’est pas faux mais n’est pas assez précis. Un phénix, un aigle, une grue, par exemple, sont des oiseaux mais ne sont pas des passereaux.

XI ?
Un fouet simple, c’est un fouet qui n’est composé que de cuir : lanière de cuir et manche en cuir tressé et non pas manche de bois. (Ce pourrait aussi être un jonc, une badine).

« Dan bian » pourrait ssi : <(armer un coup de) fouet (bian), un seul (dan) >. Un coup de fouet se donne en deux temps : armer, frapper. Faire claquer un fouet, c’est un geste qui s’effectue en trois temps : armer, frapper, et coup de poignet pour faire claquer la lanière et la ramener. Ici, le mouvement c’est seulement armer le coup de fouet.

XII ?
« Jauger la hauteur du cheval » pourrait se dire, de façon plus concise : toiser le cheval. Cela rendrait mieux le fait que c’est avec le sens du toucher, pas celui de la vue, que l’on évalue la hauteur du cheval : une photo de Yang Cheng Fu montre qu’il pose la main sur un cheval imaginaire, sur le dos de celui-ci, à la naissance du cou, pour en apprécier la hauteur. Mais quelle proportion du grand public connaît encore ce qu’est une toise – une règle graduée de près de 2 mètres munie d’un tasseau coulissant – et que toiser c’est passer sous la toise (et que c’est aussi considérer, déconsidérer, avec un sens péjoratif, que jauger n’a pas ou a moins).

XIII ?
En 13, il faut dang et non pas d?ng (qui veut dire : amer).

XIV ?
La figure 14 s’appelle aussi : deux vents (contraires) traversent les oreilles.
En chinois, ça se dit aussi shuang feng guàn er .
A l’écrit on voit bien que feng1 (montagne) est différent de feng1 (vent).

XV ?
En 15, tout comme en 13, il faut dang et non pas d?ng .

XXI ?
En 21, le caractère ? (chuí ), qui, quand il est employé comme verbe, veut dire frapper, a aussi, quand il est employé comme nom, le sens de maillet. ?, c’est donc un coup de maillet.

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Croquis, photos.

1) en chinois

— sur un site consacré à des pratiques de santé :
http://www.chqa.com/taijiquan/index.html

http://www.chqa.com/taiji24_1.htm
http://www.chqa.com/taiji24_2.htm
http://www.chqa.com/taiji24_3.htm

— application martiale de certains mouvements de la forme :
http://qkzz.net/article/445933ae-dd43-436b-b143-2d4050981405.htm

2) en vietnamien et en sino-vietnamien (mais dans une transcription phonétique vietnamienne) :
http://www.tuhai.com.vn/news/index.php?option=com_content&task=view&id=557&Itemid=64

K? I :
http://www.tuhai.com.vn/news/index.php?option=com_content&task=view&id=554&Itemid=64

K? II :
http://www.tuhai.com.vn/news/index.php?option=com_content&task=view&id=555&Itemid=64

K? III :
http://www.tuhai.com.vn/news/index.php?option=com_content&task=view&id=556&Itemid=64

(pour les similitudes des noms des figures en chinois et en vietnamien, voir notre article qu?c ng?).

Un professeur vietnamien illustre la séquence en 24 photos, une par figure : http://khicongvn.com/show.asp?cat=093&item=1886

3) en français
un abrégé de la description ci-dessus : http://www.tai-ji-quan.net /credit/complements/pekin.htm

Une liste trilingue des noms des 24 figures (en chinois, en anglais et en français) : http://chinoisfacileparis.wordpress.com/2010/12/10/culture-tai-chi/

4) en anglais

http://www.taichi.ca/publications/Yang24.htm
Le chinois diffère légèrement de la source de référence 1a ci-dessus
(nb. la source 1b est proche de la source 1a, mais est parfois fautive ;
Par exemple, à la figure 7, elle dit lan2, barrer, bloquer, au lieu de lan3, attraper, saisir.
— ces n° 1a et 1b résultent d’une rédaction antérieure de ces notes : on disparu lors d’une réorganisation de celles-ci).

http://www.egreenway.com/taichichuan/short.htm
Le travail effectué par M.Michel Garofalo est une mine d’or pour qui veut étudier la forme Yang 24 à fond.

5) en espagnol, applications martiales :
http://www.chenretiro.com/chenretiro/galerias/Vmaratonoct/Marcial.htm

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Vidéos.

Une vidéo célèbre, de forme de Pékin, est celle du site allemand taiji.de ;
sur YouTube on la trouve sous-titrée avec les noms de figures en anglais :
http://www.youtube.com/watch?v=-ZtpwmjMC7Q&feature=related

Sur cette page YouTube, parmi les vidéos de même sujet, on en repère deux où la forme est exécutée par Su Renfeng
(c’est la même séquence, mais vue sous un angle différent, la caméra n’étant pas placée de la même façon par rapport au modèle).
L’une de ces deux vidéos est visible en grand format à l’adresse que voici : http://www.everyday-taichi.com/tai-chi-24-forms.html
Comme elle est présentée par Li Deying, cette vidéo, également publiée sur YouTube, est une vidéo de référence.

Une vidéo de Faye Tip (la fille de Li Deying) exécutant la forme 24 : http://www.taichicentral.com/tai-chi/tai-chi-forms/24-form-tai-chi/24-form-tai-chi.html

Les noms des figures en chinois (une vidéo de 5 minutes)
NB . : il y a quelques petites différences entre ce qui est dit et ce qui est écrit.
Un clic sur le petit écran mène à la même vidéo présentée chez YouTube sur un écran plus grand et à aux autres déjà citées :
http://www.newagetaichi.com/?main=24_style_taichi

Chez Li Deyin :

http://www.cntaijiquan.com/Print.aspx?id=267

http://www.cntaijiquan.com/jstl/932.html

et ce cours complet (et gratuit !) en vidéos de l’école de Li Deyin:
24式太极拳 http://www.cntaijiquan.com/24shitaijiquan.html
(en chinois), colonne de droite et dernière case de la colonne centrale.

Un club chinois de taekwondo a réalisé des animations 3D de certaines figures, ici : http://www.wztkd.com/sduty/09052402.html

Différentes vidéos (formes à 10, à 13, à 24 figures, etc.),sur YouTube en vietnamien : http://www.youtube.com/watch?v=dFZpDwWTL9s

UN COURS gratuit EN VIDEOS (en anglais) : http://www.taichicentral.com/tai-chi-lessons-online/tai-chi-forms/tai-chi-24-form/tai-chi-24-form.html

Vidéo de la forme (6 minutes) avec les noms des figures dit en sino-vietnamien : http://clip.vn/watch/thai-cuc-quyen-24-thuc,rzd

La forme expliquée en anglais par… un Japonais ! : http://singkungfu.exblog.jp/i8/

En vietnamien taï-chi-chuan, 24 figures = thái cực quyền 24 thức : http://taichi.friendhood.net/t2-duong-gia-thai-cuc-quyen-gian-hoa-24-thuc

Nota bene : cette source vietnamienne diffère des sources chinoises en ce qu’elle groupe certains mouvements et en distingue d’autres. Cependant, ces sources concordent.

Dictionnaire trilingue vietnamien, anglis, français : http://www.informatik.uni-leipzig.de/~duc/Dict/  (choisir le miroir US2)

Chiêu thức bài quyền  = ?

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Sur Li Deyin, voir aussi notre rubrique weblinks (liens internet), à l’item Tai-Chi Link.

Pour lire le qu?c ng?, voir http://van.culture.free.fr/ . Ici, on trouve de quoi l’écrire : http://www.lexilogos.com/clavier/viet.htm .
A propos du vietnamien, voir aussi : http://encyclo.voila.fr/wiki/Vietnamien .

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AUTRES NOTES

yu bei shi, temps de préparation, c’est une méditation. On est debout, les jambes légèrement écartées, les deux mains croisées sur le bas-ventre, les yeux fermés, la tête vide. C’est la position dite du « wuji ». On respire doucement et on accumule le « qi » dans le « dan-tian ». Puis on ouvre les yeux et on termine par un salut.

Pour tout observateur terrestre, et en convenant que la Terre est sous lui et qu’est au-dessus de lui la partie du ciel qu’il lui est possible d’observer directement, le zénith est le point du ciel qui est à la verticale de cet observateur et qui est au dessus de lui.

Pour introduire les définitions qui suivent, nous conviendrons que la Terre est une boule sphérique et que ce que nous voyons de la voûte céleste n’est qu’une partie d’une grande sphère à l’intérieur de laquelle se trouve la Terre, les deux sphères ayant le même point pour centre.

Nous appellerons axe du ciel la ligne droite qui passe à la fois par l’observateur et par le centre de la Terre. C’est donc un axe relatif à l’observateur. Nous orientons cet axe par rapport à l’observateur en posant que « vers la Terre », c’est vers le bas, et « vers le ciel », c’est vers le haut.

Nous admettrons que les expressions « voûte du ciel » et « paroi du ciel » désignent tout ou partie de la surface qui limite la sphère céleste, et se disent du côté intérieur de cette surface (c’est-à-dire du côté qui, par rapport à cette surface, est vers le cente de ladite sphère).

La définition que voici résulte de ce qui précède : le zénith, c’est un des deux points d’intersection de l’axe du ciel et de la voûte du ciel, celui du haut.

Cette définition nous permet d’en poser une autre : le nadir, c’est l’autre point d’intersection de l’axe du ciel et de la surface du ciel, celui du bas.

Eh bien, le mot taiji – dont l’un des sens « poutre faîtière » – un élément constitutif essentiel de la charpente d’un toit, donc – désigne aussi un point qui, situé sur l’axe du ciel, est juste sous le zénith.

Et le wujj, c’est le point symétrique, par rapport au centre de la Terre (lequel est aussi pour l’observateur le centre de la sphère céleste – c’est ce dont nous avons convenu tout à l’heure).

la croix du sud
(LA CROIX DU SUD ENTRE LES PATTES DU CENTAURE)
Source : http://naturnet.free.fr

Et c’est de ce tréfonds que provient toute l’énergie qui est au sommet (on rejoint là l’ambivalence du nirvana, à la fois béatitude et néant). Le wuji, c’est l’océan du néant.

Mais en même temps océan plein de potentiels. Potentiel est l’un des sens de ? – en pinyin : shi4. Mais ? a aussi pour sens « geste ». Or le terme français « geste » ne peut évoquer le recueillement et la concentration préparatoires à l’exercice qui consiste en l’exécution de la séquence des 24 mouvements / 24 figures (l’un des sens de ?, shi4 également, dont un autre sens est « style »).

Aussi, pour exprimer ce temps de préparation (yu4 bei4 shi4), on préfèrera utiliser l’homonyme ? (en pinyin : shi4, également) car l’un de sens de ? est cérémonie, ce qui est plus adapté à exprimer ce temps de mise en condition. Cérémonie est l’un des sens de ? que l’on trouve dans les dictionnaires mais ici le terme < rituel > conviendra mieux : yu bei shi = rituel de préparation. Voir ci après dans les notes relatives à la figure 1 d’autres considérations relatives aux homonymes ? / ? (shi4 tous les deux).

Le signe ? (yu4) est composé de 2 éléments. Celui de gauche lui donne sa valeur phonétique. Celui de droite est la simplification (en passant par la phonétique ?) d’un autre caractère qui représente une partie du corps, en l’occurrence la tête. [Cf. le travail extraordinaire du Texan Richard Sears, ici : http://www.chineseetymology.org/]. Le sens de ce yu4 est donc « en-tête » (bereshit, en hébreu, 1er mot du livre de la Genèse et 1er mot de la Bible, traduit par en-tête par André Chouraqui), autrement dit ? = avant toute chose.

C’est la raison pour laquelle je donne à cette figure (yu bei shi) le numéro zéro et pas le numéro un. On est dans un état indifférencié qui précède le début. Mais déjà on a quitté l’état ordinaire auquel on reviendra une fois l’exercice fini.

Richard Sears nous explique également que le signe ? (bei4), c’est la simplification [je n’en comprends pas la logique !] d’un caractère ancien qui évoque un homme qui dispose des flèches dans son carquois.

Le sens littéral de yu bei shi, c’est donc le rituel qui, avant d’exécuter quoi que ce soit, consiste à se préparer, à se mettre en condition. A se concentrer, comme on dirait avant une épreuve sportive ou avant de monter sur scène.

A se concentrer, toutefois, n’est pas le mot juste car il s’agit d’abord de faire le vide, donc de ne faire aucun effort – ce qui est la négation même de la concentration – à part la mise en oeuvre de la volonté de faire abstraction du monde extérieur et de s’y tenir – et en cela il y a concentration – et de laisser l’inconscient agir, qui nous videra de ce qui nous encombre et fera place nette et dégagée.

Bei, veut dire préparer, se préparer, préparation.

Comme le préfixe « pré- » veut dire « avant », l’idée exprimée par le mot chinois « yu », « avant » est déjà dans le mot français « préparation ».

L’idée d’action qui est rendue par le mot shi /rituel (préféré à shi / geste – au sens de posture) étant rendue par le suffixe « -tion » étant dans le mot « préparation », il n’est pas non plus nécessaire de la rendre en français par un mot particulier.

Aussi, au final, < yu4 bei4 shi4 > qui est un temps de préparation, littéralement un rituel de préparation, à effectuer avant toute chose, nous le traduirons par figure de préparation.

nb. Pour écouter les nombres de 0 à 24 et accentuer vous-même le pinyin ci-après, vous pouvez vous servir de cette page créée par des professeurs de… français installés en Bretagne et mise à notre disposition gratuitement : http://parlezchinois.free.fr/exercices/nomb.html

L’un des sens de ? est geste(s) ; l’un des sens de ? est cérémonie (ici, le rituel d’ouverture des canaux de circulation du qi, de réveil du qi et de mise en circulation du qi).

Dans le dictionnaire français-chinois Larousse (collection maxi poche plus, édition de mai 208) on lit, à la page 553, que dans le mot zi1 shi4, le phonème shi4 s’écrit ? quand zishi est un nom et veut dire pose (au sens de : attitude), tandis qu’il s’écrit ? quand zishi est un verbe et veut dire poser (au sens de garder la pose devant un photographe).

blanc http://amolife.com/image/images/stories/Animals/Photographers/Alexia_Khruscheva_horses_(6).jpg
noir http://amolife.com/image/images/stories/Animals/horses_.jpg
bai (x2) http://amolife.com/image/images/stories/Animals/horses_extra%20(4).jpg
http://amolife.com/image/animals/wild-and-beautiful.html

photos de faisans dorés : http://tupian.hudong.com

30 octobre 2011 : accidentellement, tous les caractères chinois ont disparu du présent article ; et de même les mots en vietnamien.
15 janvier 2012 : ré-écriture en cours. Ci-après :  état du chantier le 15 janvier à 14h (= une copie intégrale de l’article, avant simplicaton de celui-ci).

二十简化太极拳

èrshí shì jiǎn-huà tàiquán

taï-chi-chuan simplifié, 24 figures

二十四式太极拳

èr shí sì shì tài jí quán

taï-chi-chuan, 24 figures

thái cực quyền 24 thức

La séquence de Pékin, dite forme de Pékin, est un enchaînement de mouvements de taijiquan (taï-chi-chuan) qui comporte 24 figures, toutes de style Yang (*).
Cette séquence a été créée en Chine en 1956 ; elle est pratiquée partout dans le monde. Chez nous, à l’école du roseau, son nom, c’est « le quyên des 24 images » (**).

(*) 杨式 (Yáng shì = style Yang — Yang est un nom de famille ; la signification de ce nom, c’est : peuplier).

(**) Parce qu’en allemand :
die Peking-Form = la forme de Pékin
eine Kurzform mit 24 Bildern = une forme courte avec 24 images [traduction littérale] = une séquence courte, de 24 figures

cf.: l’article < die 24er Kurzform / Pekingform > à la page http://www.iptaichi.de/index.php/neue-formen
(les noms des figures en allemand sont bons ; meilleurs que ce que l’on trouve généralement en anglais ou en français :
le découpage de la séquence en 24 figures diffère de celui-ci après mais il s’agit bien de la même séquence)

DOCUMENT DE TRAVAIL :

(———————————————————–) (———————————————————–)
en prélude, un temps de préparation
yù bèi shì beforehand, in advance, to advance, to prepare

get ready, to prepare, to provide or equip

conditions, gesture, influence, male genitals, momentum, outward appearance, potential, power, sign, situation, tendancy, trend

yü pei che
dự bị thức
se lever, se mettre à / figure (consistant à)
起势
起勢
qǐ shì se lever | mouvement (de)début
ts’i che bắt = entamer

đầu = début

khởi thức bắt đầu
左右野马分鬃 gauche-droite sauvage cheval [fendre / disjoindre / désunir ; séparer ; diviser ; partager / rejeter ] crinière

le cheval sauvage désunit (sa) crinière
(effectuer le mouvement des deux côtés ;
en pratique : à droite, puis à gauche).

左右野馬分鬃
zuŏ yòu yĕ mă fēn zōng http://www.informatik.uni-leipzig.de/~duc/Dict/  (choisir le miroir US2)

ngựa = cheval

rừng = forêt

hất = rejeter, repousser

bờm = crinière

==> le cheval de la forêt [= la façon littérale de dire « le cheval sauvage »] rejette (sa) crinière

tso yeou ye ma fen tsong
tả hữu dã mã phân tông ngựa rừng hất bờm tả…,  hữu…, tả…  ; ( hữu OU hữa ) ; ( tông OU tung ).
白鹤亮翅 white crane spreads its wings – la grue blanche déploie / étend ses ailes
白鶴亮翅 白鶴亮翅
bái hè liàng chì hạc = flamant
trắng = blanc
xòe = étendre; déployer; écarter (chim xòe cánh : oiseau qui déploie ses ailes)
cánh = aile
pai hö leang tch’e
bạch hạc lượng / xí hạc trắng xòe cánh
左右搂膝拗步 左右摟膝拗步
左右摟膝拗步 左右摟膝拗步 = cā = frotter ;
= quán = poing
zuŏ yòu lŏu xī ăo bù brush knee and twist hip on both sides – empaumer genou ; pas singulier / pas brisant (alternativement)
tso yeou leou si ao pou tay = bras, main
vuốt = (v.) passer la main sur ; caresser; effleurer ; (n.) griffe
gối = genouchân = pied, patte, bas, base, racine..

linh hoạt =
t. 1. Có hiệu quả nhanh và gọn: Phản ứng linh hoạt. 2. (lý). Nói một chất lỏng dễ chảy

t. 1. Efficace rapide et compact: riposte graduée. 2. (Gestion). A déclaré un liquide inflammable

tả hữu lâu tất ảo bộ tay vuốt gối, chân linh hoạt tả…,  hữu…, tả…
手挥琵琶
手揮琵琶 手揮琵琶
shŏu huī pí pá huī = v. 1. agiter, brandir ; 2. diriger (==> conduire ==> faire aller) ==>  ici, sachant que  le p’ip’a est un luth vertical (cf.: http://www.youthyear.com/cg/yy-cg23.htm ) trad. litt. = les mains font aller le p’ip’a (mis pour : faire aller de la musique en se servant du p’ip’a) ==> jouer du p’ip’a.
cheou houei p’i-p’a
thủ huy tỳ bà tay gảy đàn tỳ bà
 

左右

(右 \ 左 \ 右) 左右倒捲肱
左右 转肱 = 4 240 000
轉肱 = 4 470 000 = 3 360 000
= 3 860 000
(car comprend les précédents)
左右倒

Gary Tam (de Hong-Kong) écrit (juǎn – v.: rouler, enrouler ; enlever. n.: rouleau) ;
un disciple de Yang Ban Hu (également de Hong-Kong) écrit :  juǎn – v. être contraint par la force (littéraire) ;
à la place, j’écris (zhuǎn – v. tourner, retourner ; transmettre). Fais je bien ???  OUI car :

( =  )  = 1./ (zhuǎn) = to convey / to forward (mail) / to transfer / to turn / to shift ;
2./ (zhuàn) = to revolve / to turn / to circle about / to walk about / classifier for turns: revs / classifier for repeated actions

( =  )  = (juǎn) to roll (up) / to sweep up / to carry on / roll
source : http://www.mdbg.net/chindict/chindict.php?page=worddict&wdrst=1&wdqb=%E6%8D%B2

zuŏ yòu dào zhuǎn gōng 左右倒捲肱 à reculons, rotation des bras (alternativement)
repousser le singe – repulse the monkey –
tso yeou tao tsi zuo yòu dào jian / juan hong / gong
卷    juăn    classifier for small rolled things
(wad of paper money , movie reel etc)                     CEDICT: [    ]
卷    juăn    roll                     CEDICT: [    ]
卷    juăn    to roll up                     CEDICT: [    ]
卷    juàn    book                     CEDICT: [    ]
卷    juàn    chapter                     CEDICT: [    ]
卷    juàn    classifier for books , paintings: volume , scroll                     CEDICT: [    ]
卷    juàn    examination paper                     CEDICT: [    ]
卷    juàn    scroll                     CEDICT: [    ]
卷    juàn    volume                     CEDICT: [    ]
巻    juăn    Japanese variant of 卷                     CEDICT: [    ]
弮    juàn    variant of 卷 , curled up scroll                     CEDICT: [    ]
卷    juăn    roll                     CEDICT: [    ]
卷    juăn    to carry on                     CEDICT: [    ]
卷    juăn    to roll (up)
卷    juăn    to sweep up転    zhuăn    Japanese variant of 轉 or 转                     CEDICT: [    ]
转    zhuăn    to convey                     CEDICT: [    ]
转    zhuăn    to forward (mail)                     CEDICT: [    ]
转    zhuăn    to shift                     CEDICT: [    ]
转    zhuăn    to transfer                     CEDICT: [    ]
转    zhuăn    to turn                     CEDICT: [    ]
转    zhuàn    classifier for repeated actions                     CEDICT: [    ]
转    zhuàn    classifier for turns: revs                     CEDICT: [    ]
转    zhuàn    to circle about                     CEDICT: [    ]
转    zhuàn    to revolve                     CEDICT: [    ]
转    zhuàn    to turn                     CEDICT: [    ]
转    zhuàn    to walk about
đảo niệm hầu (4 lần : hữu…., tả…, hữu…., tả…) = repousser le singe (4 x) <— bizarre que le chinois dise 3x etle sino-vietnamien 4 x. Voir la vidéo de ce que fait Christian
khỉ khoa tay múa chân
左揽雀尾 七、左揽雀尾
左攬雀尾 雀尾
zuŏ lăn què wĕ (peng, lu, ji, an) saisir la queue de l’oiseau, à gauche
La traduction exacte de què est « passereau » ; oiseau », traduction usuelle, est plus vague ; « moineau », autre traduction usuelle, est trop précis
tso lan ts’iue wei
tả lãm tước vĩ (bằng, , , án) nắm đuôi chim bên trái :
bằng (ngăn đỡ), lý (kéo), tê (ép), án (đẩy)
chuyển thân L’indication « tourner le corps » de la leçon sino-vietnamienne, entre les figures 7 et 8, c’est un 1/2 tour.
Si on le considère comme faisant partie de la figure 8, celle-ci n’est plus l’exacte symétrique de la 7.
右揽雀尾 八、右揽雀尾
右攬雀 雀尾
yòu lăn què wĕi saisir la queue de l’oiseau, à droite
en anglais, moineau = sparrow ; oiseau = bird ; en chinois, le moineau est « passereau amateur de graines », l’alouette un « passereau des champs ».
yeou lan ts’iue wei
hữu lãm tước vĩ

HỮU …

单鞭 拂尘 = un espèce de chasse-mouches qui ressemble à un martinet 九、单鞭
單鞭 = fouet / cravache ; = fouet ; même partie centrale (un homme) dans = gōu = lanière enroulée sur le manche d’un sabre ou d’un poignard (à gauche de celui-ci, nous voyons : un fil). bian peut désigner un martinet. Se dit aussi d’une racine de bambou utilisée comme cravache – comme la chicotte en nerf de boeuf des Ivoiriens… Pas claire, la différence entre les deux !
dān biān single whip – fouet simple (i.e. : d’un seul tenant)  ==> cingle
tien pien 单边    dān biān    unilateral

鞭    biān    conductor’s baton
鞭    biān    segmented iron weapon (old)
鞭    biān    to flog
鞭    biān    to whip
鞭    biān    whip or lash

單 –> 単

单    dān    Japanese variant of 單 or 单
单    dān    CL: 個 or 个 [ ge4 ]
单    dān    bill
单    dān    form
单    dān    list
单    dān    odd number
单    dān    only
单    dān    single
单    dān    sole

đơn tiên cây roi badine
云手 左右雲手
雲手 雲手
yún shŏu wave hands like clouds – mains nuagesnuage(s) main(s)
yun cheou
vân thủ cuộn tay như mây 3 lần : 1, 2, 3.
十一
單鞭 http://www.instantspeakchinese.com/dictionary/ dit : 鞭 = biān = a whip or lash; to flog; slash or whip.

a whip = un fouet ; a lash = un coup de fouet

http://hktv.cc/ dit :
鞭 = biān = whip or lash ; to whip, to flog ; segmented iron baton (old) ; conductor’s baton

==> dān biān = ce pourra être : 1./ aussi bien une baguette souple qu’une lanière, bref toute arme servant à fouetter, mais d’un seul tenant ; ou (?) 2./ un unique coup de fouet ; ou (?) le fait qu’on évoque un fouet avec 1 seul des membres supérieurs et pas avec les 2.

dān biān single whip – don tiênfouet simple
tien pien
đơn tiên cây roi
十二
高探马
高探馬 高探馬
gāo tàn mă
kao t’an ma
cao thám mã vuốt bờm ngựa = passer la main sur, caresser, effleurer (bien que vuốt ce soit aussi griffe) – la crinière du cheval ! bạch xà thổ tín
十三
右蹬
右蹬腳
dēng
(appuyer du pied, pédaler ;
to step on, to tread on, to wear )
jiǎo (pied, base ; base, foot, kick, leg)
kick with the right heel – repousser du pied / talon droit et à droite
yeou teng tsiao
hữu đăng cước đá gót chân phải
十四 貫耳

fēng = vent ; style, pratique

fēng = pic, cime, sommet

= shuāng =
( adj. )    1. deux / double ;  2. pair
( spéc. )    paire / couple

= traverser / pénétrer

=  ěr = oreille(s)

十四、双峰贯耳
双峰贯耳
shuāng fēng guàn ĕr rsquo;s temple with fists – entre les pics jumeaux …. les oreilles
chouang fong kouan eul
song phong quán nhỉ hai u nắm tay xuyên mang tai
十五 轉身蹬腳
转身蹬脚 Li Deyin a faux ! J’ai corrigé. 转身左蹬脚
轉身蹬腳
zhuăn shēn zuǒ dèng jiăo turn body &amp; kick left heel ; demi-tour ; repousser du pied / talon gauche, à gauche
tchouan chen tso teng tsiao
chuyển thân ; tả đăng cước
十六 十六、左下势独立
左下势独立
左下勢獨立
zuŏ xià shì dú lì squatting &amp; standing on one leg.left side – à gauche : posture basse, (puis) debout sur un seul appui
[= le serpent qui rampe ; le coq d’or sur une patte]
tso hia che tou li
tả hạ thế độc lập [t] ngồi xuống thấp bên trái tả hạ thế (kim kê) độc lập | le serpent qui rampe / (le coq d’or) se dresse sur une patte
十七
右下势独立 單鞭下式 十七、右下势独立
右下勢獨立 金雞獨立 (tout en tenant) le cingle…
le coq d’or….
yòu xià shì dú lì squatting &amp; standing on one leg.right side — à droite : posture basse, (puis) debout sur un seul appui
yeou hia che tou li
hữu hạ thế độc lập [h] ngồi xuống thấp bên trái hữu hạ thế (kim kê) độc lập
十八
左右穿梭 玉女穿梭 十八、左、右玉女穿梭
左右穿梭 左右穿梭
zuŏ yòu chuān suō A fair maiden threads the shuttle.both sides – passer la navette , alternativementinsérer la navette serait plus précis : la navette porte le fil de trame et le tisserand l’insère dans la foule, espace aménagé à cet effet entre deux nappes de fils de trame, jusqu’à l’en faire ressortir de l’autre côté. Puis le tisserand échange la position des deux nappes et repasse sa navette dans l’autre sens. Le verbe « insérer » tâche d’exprimer l’idéogramme chinois chuan : une dent dans une cavité munie d’un plafond, telle un abri sous roche, par exemple. « Lancer la navette » est une traduction qui est en rapport avec les métiers à tisser industriels nés au XVIII° siècle et pas avec le geste du tisserand sur les métiers à main.
tso yeou tch’ouan so
tả hữu xuyên thoah (ngọc nữ) xuyên thoa
[cô gái đẹp đưa thoi]
1 – tả ngọc nữ xuyên thoa
2 – hữu ngọc nữ xuyên thoa

 十九  海底针 十九、海底针海底針底針 hăi dĭ zhēn pluck needle from the sea bottom – une aiguille au fond de la merce « fond de la mer », c’est aussi le périnée.hai ti tchen  hải để châm(kim chìm đáy biển)  二十 通臂 = shăn tōng bèi = zyty

闪通臂

二十、闪通臂通臂

= = shǎn = v.: 1. s’esquiver ; 2. briller / étinceler

= shān = v.: 1. éventer ;  2. susciter / agiter

= shàn = n.: 1. éventail ;  2. battant (de porte) / spéc.: se dit d’une porte une fenêtre
[équivaut alors à : 门 une porte, par exemple]

= tōng =  v.:  1. passer librement ;  2. déboucher ;  3. mener à ;  4. communiquer / imformer ; 5. connaître / comprendre à fond. / adj.:  1. logique ;  2. commun ;  3. tout / entier

= bì = bras

= bēi = v.: porter sur le dos / n.: 1. dos de l’homme ; dos, revers, verso d’un objet.  2. au dos / derrière

=  bèi =  v.: 1. se tenir dos-à-dos ;  2. désobéir

shan tong bì Open fan through the back – en un éclair, ouvrir les bras
L’éventail dans le dos » se dit aussi, à cause que c’est la traduction d’une phrase homophone en chinoischan t’ong pi  thiểm thông tý

phiến thông bối
(cánh tay như tia chớp)

二十一

转身扳拦捶

二十一、转身搬拦捶轉身搬攔捶cf.:
°
jìn-bù ; bān lán chuícf.: (35)
搬攔棰
shàng bù – …zhuan shen ban lán chuí

撇身棰

Turn body — , wrench, parry, punch – demi-tour, déplacer, bloquer, frapper

wrench = tirer violemment, arracher

tchouan chen pan lan tch’ouei

虎口        hǔ kǒu
( n. )    1. gueule du tigre / lieu dangereux
2. partie de la main entre le pouce et l’indexchuyển thân ; ban, lan, chùy / thùytấn bộ ban lan trùy
(ép, gạt, đấm)  二十二 二十二、如封似闭如封似闭  如封似閉如封似閉 rú feng shì bì apparent close-up – cacheter, parclorejou fong sseu pi  như phong tự bế

(ngăn, chận, đóng lại)

Đàn long nhập hải

 

 

 二十三  十字手 二十三、十字手十字手十字手 十字 = shí zì shí zì shŏu cross-hands – croiser les mainsche tseu cheou  thập tự thủtréo tay chữ thập

 二十四  收势

二十四、收势

收勢

shōu shì closing form – finrécolte car le 1er idéogramme chinois veut aussi dire « moisson » ; quant au 2ème, c’est « mouvement (de) ». cheou che  thu thếthái cực hoàn nguyên (tréo tay chữ thập) ?         
= hé (fermer)
tài jí (très, trop + sommet, extrémité, pôle = taï-chi)

二十四式太极拳拳谱

huán yuán retour à la normalehouan yuan  hoàn dángthái cực hoàn nguyên ?

 

NOTES

(—-) (——–) (—-) (——————————————————————————————————–)
L’expression 左右 (zuo you) signifie littéralement « gauche, droite »
mais elle  a pris un sens idiomatique
et c’est dans ce sens qu’elle est prise ici : « alternativement ».
Le mouvement peut commencer à gauche
mais il peut aussi commencer à droite ;
il s’effectue d’un côté, puis de l’autre

ce qui représente un cycle ,
et ainsi de suite ;
le nombre de cycles n’est pas précisé
et le dernier cycle peut être incomplet.
0 预备
[yu4] [bei4]
preparation
preparatory
to make ready
to prepare预 [yu4]
beforehand
in advance
to advance
to prepare

备[bei4]
get ready
to prepare
to provide or equip

式 [shi4]
form
pattern
style
type

势 [shi4]
conditions
gesture
influence
male genitals
momentum

Sur l’avis d’une de mes correspondantes chinoises,
et sur la base de ce qu’indique le dictionnaire chinois-anglais
de la télévision de Hong-Kong ( http://hktv.cc ) [cf. ci-dessus],
– c’est le seul dictionnaire consulté qui m’a permis de trancher
et de proposer une traduction française qui me paraisse valable -,
je choisis 势 de préférence à son homophone 式
bien que sur l’internet après 预备,
on trouve 式 2 fois plus souvent que 势 .

Dans yü pei che, che, c’est plutôt : shüu !

1

太極起
= tai ji qi shi =
2 =  = (3 lần)

3

4

3 lần = 3 fois

5

6

(Li Deyin)
= dào zhuăn gōng

转        zhuǎn
( v. )
1. tourner / retourner
2. transmettre

(zxty)

= dào juăn gōng

卷        juǎn
( v. )
1. rouler / enrouler
2. enlever
( n. )    rouleau

TOUTEFOIS NOUS PREFERONS LA VARIANTE « repousser le singe »

7

8

9

10

11

12

high pat on horse – toiser le cheval – (de) haut /  jauger (mais aussi : scruter [le paysage] et chercher des yeux ; puis surveiller dès qu’on a trouvé) | cheval

探    tàn    to explore
探    tàn    to scout
探    tàn    to search out
探    tàn    to stretch forward
探    tàn    to visit

tàn mă = mouted scout (arch.) et gāo = haut

13

右蹬脚

右蹬脚 = yòu  dèng jiăo

脚    jiăo    CL: 雙 or 双 [ shuang1 ] , 隻 or 只 [ zhi1 ]  –>  双 est donc un classificateur ! (utile pour la 14)
脚    jiăo    base
脚    jiăo    foot
脚    jiăo    kick
脚    jiăo    leg

蹬    dèng    to step on
蹬    dèng    to tread on
蹬    dèng    to wear

右蹬腿

右蹬腿 = yòu dèng tuĭ

tuĭ    leg

14

15

16

(tả hạ thế) kim kê độc lập  =  (zuŏ xià shì) jin ji dú lì = (posture basse, à gauche); le coq d’or debout sur une patte.

17

= hăi dĭ zhēn = l’aiguille au fond de la mer

= hăi dì zhēn = l’aiguille d’Haïti

18

19

20

as if shutting a door (bcq + clair !)  est proposé ici (dernière figure de la 1ère série) :
http://www.taichichuaninternational.com/comparison_hand_form.pdfGary Tam propose également cette variante ! cheeky
http://garytam1977.mysinablog.com/index.php?op=ViewArticle&articleId=1034439

21

转身扳拦捶

转身扳拦捶 = zhuăn shēn bān lán chuí

扳    bān    to draw out
扳    bān    to pull
扳    bān    to turn
(source : HKTV)


Etymology :
Phonetic Signific, something done with the hand 扌手 – pull

(source : Richard Sears – http://www.chineseetymology.org)

Recherche google : 25 400 000 occurences

je retiens cette graphie là, avec le sens de tirer (hors de la gueule du tigre)
Voir ici, 2ème photo (attention ! la légende des photos est au-dessus des photos)
http://www.lp023.com/bbs/ShowPost.asp?PageIndex=2&ThreadID=87253

———————————————————————————–

转身拦捶

转身拦捶 = zhuăn shēn bān lán chuí

转身搬拦捶

搬    bān    to apply indiscriminately
搬    bān    to copy mechanically
搬    bān    to move
搬    bān    to remove
搬    bān    to shift
搬    bān    to transport

(source : HKTV)


Etymology :
Phonetic Signific, something done with the hand 扌手 – transport

(source : Richard Sears – http://www.chineseetymology.org)

Recherche google : 8 760 000 occurences

22

23

24

Un lien vidéo (qigong) : http://www.youtube.com/watch?v=bO2BKva4564 – le mvt 1 de cette vidéo montre une variante possible de l’exécution du mouvement de qiqong par lequel commmence la forme 24, le mvt 2 une bonne façon d’exécuter le fameux « ballon » que j’exécute l’espace d’un instant au début de ye ma fen zong et qui montre des mouvements de rotation des avant-bras qui s’éxécutent ensuite pendant cette figure.

Yang 24

The waist is the commander of the body
(YANG, Cheng-Fu)

La forme des 24 images (= la séquence de Pékin)

杨式二十四式简化太极拳

taijiquan – (séquence de) style Yang simplifiée à 24 figures

vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=wOkL34i9bMo

Autres (d’Amin WU) [2 x 6 min]
–> pour apprendre :
https://www.youtube.com/watch?v=e4VIw41R-PU&list=TLTfT3MPmGsQExNjA4MjAxNg .
–> ce que voit le spectateur :
https://www.youtube.com/watch?v=hou57TxCvCo&feature=em-subs_digest-vrecs

LISTE DES FIGURES

se préparer

1. commencement (suivi d’ ¼ tour à gauche)

2. du cheval sauvage (ye mã) séparer (fen) [* ] la crinière (zong)
[application martiale : http://www.taiji58.com/articles/video/164]

3. la grue blanche donne à voir un éblouissement d’aile
[C’est le fameux « la grue blanche déploie ses ailes »]

4. empaumer genou ; pas voltant

(Je refuse de traduire ‘lou xi’ par ‘brosser le genou’. Enserrer pourrait aller, l’idéogramme chinois ressemblant à celui d’une resserre à vin, lequel est élément formant de l’idéogramme qui désigne un restaurant, mais le placement du genou dans la paume n’est qu’esquissé – placement qui pourrait précéder un coup de pied donné par le bord latéral extérieur de celui-ci, en vietnamien sans accents, un ‘bang cuoc’ -. C’est la raison pour lequel je traduis ‘lou’ par ’empaumer’ : on n’a pas le temps de serrer le genou, si même on venait le placer dans la paume. ‘Xi’, c’est genou, et cela sans discussion.

Pour ‘ao bu’, j’ai longtemps laissé publiée cette traduction : pas filé, parce que l’idéogramme du caractère < ao > comporte l’évocation d’un fil  et que lorsque l’on confectionne un fil on tord ensemble tout en les étirant, les brins qui le constituent, et qu’il y a de cela dans le mouvement ; mais pas vrillé évoque mieux le mouvement du bassin que pas filé qui évoque plutôt une façon de glisser les pieds au sol ou bien une idée de continuité. Donc : pas vrillé. Et donc, pourquoi pas, cet équivalent anglais, la fameuse expression ‘twisted step’, difficile à traduire en français.)

5. jouer du p’i p’a

6. (à reculons), repousser le singe

7. saisir la queue de l’oiseau (à gauche)
ici se place un ½ tour à droite qui n’est jamais dans la liste des mouvements

8. saisir la queue de l’oiseau (à droite)

9. coup de fouet (un seul)

10. les nuages (litt. : mains nuages)

11. coup de fouet (un seul)

12. évaluer la hauteur du cheval

1/8 tour à droite

13. repousser du pied droit

14. une paire de vents traversent les oreilles

15. repousser du pied gauche
(après 1/2 tour (à g.))

16.
le serpent qui rampe
suivi de
le coq d’or debout sur une patte

17.  idem (mais en miroir)

18. la fille de jade enfonce (sa) navette

19. une aiguille au fond de la mer

20. (ouvrir) l’éventail (et en ressentir l’effet) jusque dans le dos
[ce faisant, on a effectué 1/4 t à d.]

21. en progressant : revers (d’une main), se couvrir, frapper
[et ce après un autre ¼ tour à droite]

22. fermer, verrouiller

(« ru »… « ssi » —> disons.
En chinois, il y a ‘apposer des scellés quand on a fermé’ mais les deux termes de cette proposition sont peut-être présentés dans l’ordre inverse et sans aucune indication de leur succession dans le temps ; d’où ce ‘disons’, qu’on trouve traduit par « comme… comme… » : au lecteur de comprendre ce que l’auteur a voulu dire et, n’a pas su ou pas pu dire mieux
).

23. moissonner puis croiser les poignets
[Et ce après ¼ tour à d.]

[On croise les mains (shou) poignet contre poignet.
Antoine Ly et Marianne Plouvier, quant à eux, dans leur « nouvelle lecture du taijiquan », You-Feng éditeur, Paris, 2013, ont traduit le chinois par « croisement d’avant-bras »
.]
Le croisement des poignets n’est que la fin du mouvement. Ici, je préfère retenir ce qu’on lit ailleurs : moissonner. On ramasse sa récolte (le produit de son travail).
Le croisement des poignets vient après. [Litt. = mains en position « 10 » mais l’idéogramme du nombre 10, c’est notre signe « + » ; ce qui donc pourrait se traduire par « mains en croix »]

24. fin

retour au début

NOTES.

Diverses applications martiales du taï-chi de style Yang  :
https://www.youtube.com/watch?v=ecjnoijaOyg&t=95s

Quelques-unes de la forme courte :

1. Retenir que le mouvement de début est suivi d’ ¼ tour à gauche.
Et qu’il est précédé d’un salut et d’un temps de préparation intérieure (mise en condition), lesquels sont hors la liste des 24 figures.
N.B. : Comme l’a montré Yang Cheng-Fu dans son manuel de 1934 avec photos, où il décrit sa forme longue, le mouvement de commencement pourrait se réduire à une simple rotation d’1/4 tour des avant-bras le long de leur axe longitudinal (à chacun) suivie d’un simple mouvement du poignet des deux mains qui au départ sont le long du corps : on met les paumes parallèles au sol.

2. « Scinde » plutôt que « sépare » ou « divise » car le cheval n’éloigne pas la crinière de son cou ni ne coupe ses crins en morceaux pour les partager à la ronde. Il fend sa crinière en deux parties qu’il écarte l’une de l’autre. Ces deux parties sont les bras du pratiquant et c’est la rotation du bassin qui donne l’impulsion à leur mouvement.

3. « Révèle », au lieu de « déploie », qui, en chinois correspond à un autre verbe, et pour rendre l’idée de lumière que contient le verbe liang. Il y a l’idée de faire voir, de montrer, de mettre au jour. Mais aussi liang chi peut évoquer notre expression poétique « un éblouissement d’ailes ». Comme si la grue nous disait : mes ailes, tu les as vues ? Non ! Tu ne les as pas bien regardées. Et… flits ! Elle montre en un instant ce qu’elle peut faire avec. Et on en reste ébahi. Rien à voir avec un grand oiseau blanc qui étendrait ses ailes au soleil pour les faire sécher ou les faire miroiter ou encore pour se rafraîchir le corps (c’est pourtant la 1ère chose à laquelle on pense quand on cherche à comprendre ce que la phrase chinoise veut dire.

* OU « se fie à ». Cf. : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5435279d/f40.image.r=annamite.langEN

4. Littéralement :
lou xi = empaumer genou (enserrer genou / entourer, du creux de son poignet, son propre genou, en arrondissant le bras. En allemand : umarmen. Enserrer parce que l’idéogramme chinois ressemble à celui qui désigne une resserre à vin et, partant, d’un lieu voisin où on en boit et où on mange et festoie, à savoir la grande salle d’un restaurant. Empaumer car tel est le geste exprimé par lou xi : on monte le genou dans le creux de la main).
ao bu =pas filé, voici pourquoi : « bu », c’est le pas, ici, un pied puis l’autre, dans une marche en avant
. L’idéogramme (j’allais dire le « nôm ») de bu montre, de gauche à droite, une main, de la soie, une force. Pour fabriquer un fil de soie, on étire des filaments de soie qu’on a groupé en brins, tout en tordant ceux-ci ensemble. Quand on travaille à la main, la réserve de filaments a été disposée sur une quenouille et le fil nouvellement fabriqué, on l’enroule sur un fuseau. Si la fileuse se sert de son fuseau pour étirer les brins de soie en fabriquant son fil, elle communique à son fuseau un mouvement de translationpar rapport à quenouille , puisqu’elle éloigne le fuseau de la quenouille et aussi un mouvement de rotation au fuseau – autour du grand axe de celui-ci. Ce mouvement est une image de ce que fait le pratiquant dans ce pas qui combine un mouvement angulaire du bassin et une marche en avant. A proprement parler, il faudrait dire « pas filant » mais comme le sens usuel du participe présent « filant » employé comme adjectif est un sens figuré, personne ne comprendrait qu’on l’emploie au sens propre (tordre et étirer, simultanément). D’où, faute de mieux, l’emploi, comme adjectif, du participe passé.

N.B. Quand on a attaqué en ao bu (cn), il suffit évidemment d’un rien pour se mettre en garde en gya-gamae (jp).

5. Le p’i p’a est un luth qui se tient verticalement. Je n’ose pas l’appeler un luth vertical. D’après ce que j’ai lu, l’apostrophe sert à noter une légère emphase, une « aspiration » (comme on dit du h de « haricot » que c ‘est un h aspiré), un petit silence entre la prononciation de la consonne et celle de la voyelle qui la suit.

6. Je garde le nom ancien de cette figure, poétique et qui a du sens (cf. les manuels illustrés de Yang Cheng-Fu, des années trente), de préférence à son nom officiel qui est très technique : rotation des humérus.

7. Le mouvement est dit « à gauche » car il commence par un peng de l’avant-bras gauche. L’oiseau dont on saisit la queue, c’est un passereau, un moineau, par exemple. Par « l’oiseau », on entend : « l’adversaire » et par « la queue de l’oiseau », le bras de celui-ci. Peng, lu, ji, an, c’est 4 manières, enchaînables les unes aux autres et qu’ici on enchaîne, d’esquiver une attaque et de contre-attaquer et qui ont toutes en commun une action de l’attaqué sur un bras ou les bras de l’attaquant.

8. Le mouvement est dit « à droite » car il commence par un peng – un contre – de l’avant-bras droit. On effectue le mouvement dans l’autre direction. C’est-à-dire vers l’Est si le mouvement n° 8 était effectué en direction de l’Ouest [C’aurait été le cas si on avait effectué le salut de départ face au Nord]. La convention générale de l’école du Roseau est d’appeler Sud le point cardinal auquel on fait face au départ mais cette convention n’est pas universelle : d’autres écoles, d’autres auteurs ont la même, et d’autres en adoptent une autre.

9. Il semble qu’en chinois le même mot serve pour désigner à la fois le fouet et le coup de fouet. Ici, c’est d’un coup de fouet qu’il s’agit. Et d’un seul, le texte insiste là-dessus, car sa traduction littérale la plus complète est  : « un coup de fouet, un seul ».

10. Littéralement, le nom de la figure, c’est le mot nuage(s) suivi du mot main(s). C’est donc : « les mains nuages ». Généralement, l’absence de verbe se pallie ainsi : on traduit par « mouvoir les mains comme des nuages ». Et c’est correct. Sauf, que ça occulte, encore une fois, le mouvement du bassin (mais il est vrai que celui-ci n’est pas dans le nom que la figure a en chinois).

11. C’est un seul coup de fouet, comme en 9. Ce n’est pas la main en crochet qui agit, c’est l’autre. Le bassin tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, puis revient. Le coude du bras qui va frapper recule (en rotation) pour prendre son élan, puis prend sa course.

12. L‘analyse logique de la phrase chinoise gao tan ma peut être la suivante.
– Le mot gao, haut, hauteur, est un complément circonstanciel du verbe tan, qui le suit. C’est le sens de ce verbe qui permet de trouver le sens du complément : « quant à la hauteur ».
– L’idéogramme du mot tan comporte l’idéogramme de l’arbre. Initialement, il désigne la perche qui permet d’évaluer une profondeur. C’est un type de sonde. Le sens 1 de tan, c’est sonde, quand ce mot est employé comme nom. Et il s’emploie encore aujourd’hui pour désigner des appareils électroniques de mesure. Le sens 2 de tan, c’est sonder, car le même mot s’emploie aussi comme verbe. Il a aussi, nécessairement, le sens d’évaluer car la détermination d’une profondeur à la perche, c’est plus une évaluation qu’une mesure. On a aussi : jauge et jauger.
– Le mot ma, cheval, c’est le complément d’objet du verbe.
– Donc gao tan ma = quant à la hauteur, évaluer le cheval. Donc : quant à sa hauteur, évaluer le cheval. Et donc : gao tan ma = évaluer la hauteur du cheval.
– Mais le verbe a aussi pour sens chacun des verbes et expressions verbales suivants : observer, observer attentivement, scruter, épier, espionner. Surveiller, aussi.
– Cela renvoie à l’action du technicien des lumières qui suit sans cesse des yeux l’artiste qui est sur scène afin que celui-ci soit toujours placé dans le rond de lumière qu’il dirige.
Cela renvoie aussi à l’action du policier. A celle de l’éclaireur aussi qui s’en va voir ce qu’il y a chez l’ennemi et vient en rendre compte dans son camp (gao-tanma, c’est aussi un nom composé qui désigne l’éclaireur à cheval – scout en anglais car les enfants d’Albion ont choisi de mettre en avant un autre de ses talents : chez l’ennemi, l’éclaireur va aussi escouter [autrement dit : écouter ; escouter, c’est du vieux français]). Je ne suis pas Yang, Jwing-Ming qui écrit que gao tan ma, c’est l’action d’un cavalier qui, depuis une hauteur, scrute la plaine pour y chercher s’il y aperçoit son cheval. Car ça ne correspond pas au mouvement : on a une main devant soi, la paume vers soi, donc à une hauteur connue, on passe la main dessus est on la monte jusqu’à la poser sur le cheval près duquel on se trouve – on est près de l’épaule antérieure du cheval et on s’enva poser la main à la base de l’enolure, sur le dos à la naissance du cou. Puis les mains se séparent. L’une d’elles, si elle tenait une pomme, pourrait la proposer au cheval. L’autre caresse le flanc.
– Le cheval s’en va, on rassemble les mains tout en s’étant tourné de 45° vers la droite : c’est le mouvement suivant (repousser du plat du pied droit).

13. C’est du plat du pied qu’on repousse. Il ne s’agit pas d’un coup de talon, comme on peut le lire, et ce même dans les livres d’un bon éditeur français ! Deng jiao (cn) n’est pas kakato-geri (jp).
Pour voir ce que c’est que kakato-geri (en jiu-jitsu, par exemple), voir dans ces larges extraits du Habersetzer (oui, de larges pans de cette somme sont en ligne et accessibles gratuitement !!!).

14. Ici, on a traduit le nom de la figure qui figure dans le livre de Yang, Chen-Fu avec photos, de 1934 : 2 vents (contraires) traversent les oreilles [ 双风 ]. Le 1er caractère dit à la fois 2 et jumeaux, ou qui font la paire. , c’est donc une paire de vents (plutôt que des vents jumeaux, ce qui serait un faux sens). Le chinois ne précise pas que ces vents vont en sens contraire. En français, par contre il faut le préciser. Alors on peut se permettre de sous-entendre que ces vents sont de même force et supposer qu’il y a toutes les chances ou presque – que le lecteur se dira cela. D’une fait d’homophonies, la figure a un autre nom, qui se dit pareil mais ne s’écrit pas pareil et qui peut se traduire ainsi : entre les pics jumeaux aligner les oreilles. Les pics jumeaux, voire triplés, se rencontrent dans les reliefs calcaires (karstiques ?) du sud de la Chine et du Nord Viêt-nam. On tendrait entre de ces pics comme une corde à linge, sur laquelle les oreilles seraient enfilées, comme on le ferait d’antiques pièces de monnaies percées d’un trou carré, ou encore de coquillages, qui servaient de monnaie aux temps préhistoriques.

15. Ici, j’ai envie de faire seulement 1/4 t. à g., pour raison de symétrie des coups de pied par rapport à l’axe est-ouest (à supposer qu’on soit parti face au nord), mais Christian a montré 1/2 t. à g. et c’est aussi ce qui est montré sur un site offciel de l’enseignement secondaire chinois… Donc la figure officielle, c’est d’effectuer le 2ème coup de pied dans une direction diamétralement opposée à celle du 1er. Mais j’ai vu une vidéo d’1/2 en chinois où la dame qui enseigne le mouvement effectue 1/4 t + 3/8 t (comme je le sens) au lieu de 1/2 t + 1/ 8 t. … Pour bien réaliser le 1/2 t., préparer le mouvement en disposant le p. g. puis s’asseoir sur la jambeAR. Ca ne se voit nulle part, mais ça marche très bien !

Comme en 13, c’est du plat du pied qu’on repousse (dans l’un des épisodes de Zorro qui ont passé à la télévision française dans les années 1960 et dans les années 2010, on le voit se battre dans une taverne. Du pied, il repousse une table pour faire reculer d’un seul coup plusieurs adversaires placés derrière celle-ci. Voilà le mouvement dont il s’agit)

Entre les numéros 15 et 16 se place un 1/8° de tour à gauche qui n’est pas dans la liste des mouvements ; il s’effectue naturellement en reposant le pied gauche assez loin en arrière de soi mais vers l’avant si l’on considère la direction vers laquellle on va aller ; cela si on n’effectue pas de stance de transition, fouet levé.

16.1. « Le serpent qui rampe » : c’est le nom, consacré par l’usage, de la figure en français. Celui-ci rend compte à la fois du nom chinois moderne de la figure, lequel semble pouvoir se traduire aussi bien par « posture basse » que par « mouvement de descente » et de ce que l’on fait ensuite : avancer une main le long du sol.

16.2. « Le coq d’or debout sur une patte » : c’est le nom, consacré par l’usage, poétique et très juste, de la figure en français. Il s’agit d’un coq de faisan doré. Le nom chinois, voulu par le gouvernement révolutionnaire des années dix neuf cent cinquante, est technique et sans saveur  : debout sur un seul appui.
Au mvt n° 16, le coq, il finit debout sur sa patte gauche.

17. Au mvt n° 17, le coq, il finit debout sur sa patte droite.
(n.b. : il y a des stances debout, fouet levé, entre les numéros 15 & 16, d’une part, 16 & 17, d’autre partce sont des stances de passage ; il est possible de les supprimer pour simplifier l’apprentissage et la mémorisation de la séquence et de les rajouter ensuite, au risque d’être alors un peu perdu… La séquence que Christian nous a montrée comporte ces stances)

18. Littéralement : « introduit », plutôt que « manoeuvre », mais pas « lancer ». « Enfonce » va aussi. C’est ce qu’on a finalement retenu. Le jade est la pierre semi-précieuse de l’empereur. La fille de jade (par allégorie ainsi nommée) est céleste mais tisse elle-même [n.b. la tisserande, c’est aussi une constellation du ciel ; un fleuve la sépare d’un agriculteur qui est amoureux d’elle ; c’est la Voie lactée ; parfois, elle passe ce fleuve sur un pont fait d’oiseaux, à moins que ce ne soit lui…]. La navette dont il s’agit est une navette de tisserand et le métier à tisser, c’est un métier artisanal – comme on peut en voir à Marle (Aisne) au parc archéologique des temps mérovingiens – pas d’un métier industriel. D’où que la navette n’est pas lancée mais manoeuvrée. Lancer la navette est une expression qui nous vient du XVIII° siècle : la navette, mue par une impulsion de traction qu’elle a reçue sur sa pointe avant, ou bien par une impulsion de poussée qu’elle a reçue sur sa pointe arrière, court entre les deux nappes des fils de trame.  Ici, le tisserand / la tisserande tient la navette à la main [d’où je dis qu’il la manoeuvre], il l’introduit dans la foule [c’est ce qu’indique l’idéogramme chinois : une dent dans une cavité – et foule est le nom de cet espace aménagé par le tisserand entre les nappes de fil] l’y fait cheminer. C’est l’image d’un coup entre les côtes de l’adversaire. On le donne avec l’index replié. Une variante plus douce est de pousser de la paume le flanc de l’adversaire. Un fois que le fil de chaîne a été passé d’un bord à l’autre du tissu en cours de tissage, le tisserand le tasse contre la portion de fil de chaîne qu’il vient d’installer précédemment. D’où que l’attaquant place en hauteur et horizontalement son autre avant-bras. Il dégage ce qu’il y a devant lui et attaque avec l’autre bras. La navette ayant été poussée d’un côté (aller), le tisserand la pousse de l’autre pour la faire revenir à sa position initiale (retour) après avoir interchangé la position des nappes. La figure est double : frappe de la main droite, puis frappe de la man gauche. Et chaque demi-figure est double : un avant-bras dégage, au niveau haut, tandis que l’autre avance pour frapper, au niveau moyen. (En japonais : JODAN-TSUKI = niveau haut ; CHUDAN-TSUKI = niveau moyen ; GEDAN-TSUKI = niveau bas).  La séquence des coups, c’est à gauche puis à droite. Avec ceci que par rapport à la direction générale de la progression du pratiquant dans cette partie de la séquence, quand il frappe à gauche, il est tourné d’un 1/8 t. vers la droite et quand il frappe à droite, il est tourné d’1/8 t. vers la gauche. Comme il finit en frappant du poing droit (ou en poussant le flanc de son adversaire, de sa paume droite à lui), c’est son avant-bras droit qu’il abaisse vers le fond de la mer (vers le sol) à la figure suivante.

19. « Fond de la mer » étant le nom poétique du périnée, on pourrait penser à une attaque  dirigée vers le bas ventre (en effet, si on attaque obliquement de haut en bas et que mentalement on vise le plancher périnéal de son adversaire, immanquablement le bas ventre de celui-ci sera sur la ligne d’attaque), mais Yang Cheng-Fu fournit une autre interprétation du nom de la figure : si mon poignet a été saisi, j’adopte une position basse est descend de poignet le plus bas possible (donc jusqu’au sol, allégoriquement jusqu’au fond de la mer, et là, je l’agite de bas en haut et de haut en bas jusqu’à ce que mon adversaire lâche prise). On recule d’un 1/2 pas et c’est le bras droit que l’on descend. Dans notre style vietnamien, il vient alors par réflexe que l’on se protège alors la joue droite en mettant contre elle le dos de la main gauche.
N.B. Cela nous renvoie aux 1ers exercices de tui shou que nous avons effectué dans la classe de taï-chi de Tremblay en janvier 2013…

20. La lecture de la traduction du manuel de Yang Cheng-Fu,des années 1930, traduit du chinois en anglais par un Californien, puis d’anglais en français par un Français et où il décrit la forme longue Yang de 94 mouvements, et publiée en France en mars 2012, permet, en dépit des imperfections de ce travail, et si on s’aide des versions en chinois disponibles gratuitement sur l’internet de trancher entre différents noms de la figure 20, lesquels résultent d’homophonies ou de quasi homophonies en chinois et rendent les choses incompréhensibles. Ces homophonies sont  : 1. éventer/éventail et montagne et éclair / instant (au sens figuré) ; 2. dos / bras. En fait, un verbe est sous-entendu, le verbe ouvrir, et la phrase s’énonce : ouvrir l’éventail jusque dans le dos. En un éclair, ouvrir les bras, d’une part et en forme du caractère shan – la montagne – ouvrir les bras, d’autre part, sont deux traductions qu’il faut laisser de côté car elles ignorent le mot central, tong, qui veut dire mener à, en direction de, jusqu’à. Le mouvement consiste à faire décrire à la  main droite un arc de cercle vers le haut et vers l’arrière, tandis que le bras gauche reste immobile, oblique ou horizontal – si horizontal, la main gauche garde l’adversaire à distance — jusqu’à ce qu’on fasse « haut les mains ! » Si quelqu’un s’entend dire « haut les mains », il lève les mains ainsi qu’on fait ici : la  verticale de l’axe de sa tête, les verticales de l’axe de ses avant-bras et l’horizontale des bras dessinent le fer d’un trident (autrement dit le caractère shan, qui signifie montagne ) à cette différence près que le trait vertical central est plus court que les autres au lieu d’être plus long. Le qi circule alors bien le long de la colonne vertébrale, explique Yang Cheng Fu. On a fait ¼ tour à droite.

21.
= jìn (progrès) ;

= (1. le pas ; 2. la posture) ; d’où : jìn = progression, en progression, en progressant, en avançant… .

bān (déplacer [quelque chose de lourd]) ==> ici : parer, car associé chuí (le marteau), on a l’idée d’une masse (le marteau qui se tient à deux mains et qui a un long manche et qui sert aux forains à planter les piquets de la tente qui abrite le cirque), et parce qu’une fois le poing placé dans la main gauche on peut commencer l’exécution du mouvement en maniant les deux poings à la fois. Du bras gauche, renforcé du poing droit, on détourne un coup qui arrive d’en face, le bras droit défenseur appuie sur ce qui attaquait et, poursuivant son mouvement circulaire, le repousse vers le bas et sur le côté, puis vient se placer à la hanche armant le coup de poing qui sera donné tout à l’heure.

= lán ( barrer). L’autre bras passe devant la poitrine, le coude venant jusque devant l’estomac et l’avant-bras presque vertical, la paume à la hauteur du visage mais à la droite de celui-ci. Ainsi, ce bras et cet avant bras barrent le chemin  à toute autre attaque qui viendraient d’en face. En outre, si on ramenait le coude gauche vers le flanc gauche, le poing droit venant alors devant l’épaule droite, cet avant-bras droit s’inclinerait dans une position qui, pour la personne à qui appartient ce bras, serait, au sens héraldique du terme, une barre.La meilleure traduction est donnée en anglais par l’excellent dictionnaire de la télé de Hong-Kong ( http://hktv.cc ) : « to cut off, to hinder » – et ici, justement, le bras gauche effectue en une fraction de seconde l’action exprimée par ces 2 verbes anglais, successivement !

= chuí ( battre, piler, marteler – d’après le dictionnaire de l’agence Chine nouvelle – ; ici : cogner avec le poing , c’est une frappe canon, un direct du droit à l’estomac, avec toute la force qui vient de la hanche). n.b. Chuí ne désigne pas spécifiquement un coup horizontal. En effet ce terme est utilisé dans la forme Yang longue pour désigner un coup oblique vers le bas.

22. ru (pour ainsi dire, annonce le 1er terme d’une paire de 2 termes de sens proches) – feng (poser des scellés, ou plus exactement des scels ; donc aussi apposer des cachets mais en disposant 2 rubans ou 2 cordons en croix entre quatre pastilles de cire). L’étude du mouvement montre que l’idée sera mieux exprimée par notre verbe ‘verrouilller’ si (comme, mais ici : ‘ou’ ; annonce le 2ème terme de la paire) – bi (l’idéogramme « traditionnel » montre une porte à 2 battants et un hallebardier qui monte la garde devant celle-ci :  fermer, garder fermé ).

La 1ère partie de la figure, défensive, laquelle prépare la 2ème partie, offensive. Verrouillage des poignets pour une protection forte. C’est la 1ère partie de la figure. Sous cette protection, on prépare la 2ème partie. Dans la 2ème partie de la figure, on se débarrasse définitivement de l’adversaire par une poussée de mains (an) qui l’envoie balader loin, loin en arrière de lui-même.

23. = ¼ tour (à d.), [pousser les murs, récolter puis] croiser les mains

24. en 2 mots, le chinois dit tout ceci : « récolte, mise en ordre et fin (mouvement de) », mais si j’écris « récolte », le lecteur va confondre avec un mouvement qui s’effectue au début du n° 23. Peut être qu’en 23, on prépare physiquement et mentalement ce qu’on va effectuer purement mentalement en 24 : récolter le fruit de l’exercice et tout ordonner, tout apaiser.

long hổ quyền

拳 – Long hổ quyền

Ce quyền est une séquence en 5 parties, lesquelles s’énoncent ainsi,

en vietnamien littéraire

— écrit avec nos caractères latins :

1°. Long môn ngư vượt thủy

2°. Hổ khẩu viên thượng phi

3°. Long hổ phong vân hội

4°. Hổ long đồng xuất vũ

5°. Hồi đầu long hổ tụ

— écrit en nôm, c’est-à-dire avec des caractères à la mode chinoise :

1°. 龍門魚越氺

2°. 虎口猿上飛

3°. 龍虎風雲會

4°. 虎龍仝出武

5°. 回頭龍虎聚

– en vietnamien populaire :

1°. Cá vượt lên cửa rồng

2°. Vượn trèo trên hang cọp

3°Cọp rồng mặt đối mặt

4°. Hiểu lầm nên giao tranh

5°Đánh nhau rồi kết bạn

( long ), c’est le dragon ; (hổ ), c’est le tigre. ( quyền ), c’est le poing ;
mais c’est aussi, dans notre contexte et par extension de sens, un exercice à mains nues.

L’usage est de conserver en français, dans ce sens, le mot vietnamien.
Par commodité, nous suivrons cet usage et donc conserverons quyền en français, avec le sens de « séquence de mouvements, codifiée ».

Un point de grammaire, maintenant : en sino-vietnamien (autrement dit, en « chinois annamite », c’est-à-dire en chinois de l’Annam, langue différente du vietnamien littéraire puisque Jean Bonet, dans son dictionnaire annamite-français, Paris 1899 pour le tome 1, et Paris 1900 pour le tome 2, qui est un dictionnaire qui traduit en français à la fois les mots du vietnamien de tous les jours – la langue parlée – et celui de la langue écrite, a rédigé par ci par là quelques notes d’étymologie : en SA (sino-annamite), on dit / on disait….) tout comme en chinois, le complément du nom précède le nom [même chose qu’en anglais avec le génitif saxon : Diana’s smile = (le, un) sourire de Diana] alors qu’en vietnamien de tous les jours et en français, le complément du nom suit ce nom. Long hổ quyền, c’est donc le quyền des dragon et tigre, ou du dragon et du tigre, mais par euphonie nous l’appellerons quyền du tigre et du dragon.

Voici ma traduction de l’argument du quyền, effectuée à partir du vietnamien :

  1. Un poisson franchit d’un bond la porte du dragon.
  2. Un gibbon grimpe au-dessus du repaire du tigre.
  3. Tigre et dragon se trouvent face à face,
  4. se jaugent – il va falloir livrer bataille –
  5. se combattent, puis se lient d’amitié.

NOTES.
– La traduction littérale du 1er vers est : « un poisson franchit, en s’élevant, la porte du dragon » mais je préfère reprendre la traduction que Serge Mairet a effectuée, depuis l’anglais, du nom d’une figure de la « forme » Yang à l’épée telle que présentée par maître Yang, Jwing-Ming dans un livre paru aux éditions Budo.
– Au vers n° 4, le verbe « se jauger » rend l’expression « se comprendre, se méprendre » qui est la traduction littérale du vietnamien.

Voici un tableau qui montre que le texte en sino-vietnamien ou en vietnamien littéraire (?) ne dit pas autre chose que le texte en vietnamien et qui fait voir des nuances de sens, lesquelles résultent de contraintes que la forme poétique impose au versificateur. Dans ce tableau, le français est traduit d’après l’anglais. Source : site internet de la Fondation pour la préservation des nôm.

dragon
porte, portail ; portique (ici : passe)
poisson
aller au-delà de / franchir
eau
tigre
bouche ; ici : gueule
(grand) singe
dessus, supérieur, vers le haut, monter
飛/飞 voler, aller vite, haut
dragon
tigre
vent
nuages
會/会 se rencontrer
tigre
dragon
ensemble
sortir, se dresser
guerrier ; militaire, martial
revenir / à l’état initial (donc en haut)

–>se repentir
–> repentis / se repentant

dragon
tigre
(litt. : se remettre ensemble)
à se réconcilier

SOURCES ET RESSOURCES

Voici le nom des 5 parties de ce quyền , en sino-vietnamien :
http://svdanang.com/threads/long-ho-quyen.22847
(on retrouve cela dans l’introduction à la vidéo de vovinam présentée par la page wordpress ci-après)

Le poème avec le nom des 25 figures (toutes parties confondues), en sino-vietnamien OU en vietnamien littéraire (?) (et avec commentaires en vietnamien, entre parenthèses) :
http://namhongson.vn/10/25/LONG-HO-QUYEN.htm

Description des mouvements des 5 parties, en vietnamien :
http://my.opera.com/vvnvvdsh/blog/show.dml/3092546

Description illustrée, avec mise en évidence de la signification martiale des mouvements :
http://chauminhhay.wordpress.com/long-ho-quyen-phan-the/

Vidéo :
http://hocvovinam.wordpress.com/2013/06/15/long-ho-quyen

Ce quyền parmi d’autres (celui qui nous intéresse ici est le 3ème de la liste) :
http://z7.invisionfree.com/hoian_cpt/ar/t84.htm

Dictionnaires et grammaires :

– fondation pour la préservation des nôm : http://nomfoundation.org/

– dictionnaire de maître Hồ Ngọc Đức : http://www.informatik.uni-leipzig.de/~duc/

– grammaire de l’annamite, d’Aubaret ; et autres livres anciens numérisés accessibles gratuitement via l’internet

– Lexilogos : http://www.lexilogos.com

5 animaux

GTD SS : grand tourisme Diesel, série spéciale.

Telle est la formule mnémotechnique élaborée par la classe de taï-chi du Roseau 5,
à partir d’une idée de l’élève Didier,
pour se souvenir de l’ordre dans lequel se succèdent les quyền de la séquence des 5 animaux :

grue, tigre, dragon, singe et serpent.

hạc = = = chim hạc
= crane = grue

hổ = = = con hổ
=
tiger = tigre

long = = = = con rồng
=
dragon = dragon

hầu = = hầu
= monkey = singe

= = con rắn
= snake = serpent

Ci-dessus, on lit :
– le nom de l’animal tel que dans le nom du quyền,
écrit 1°) avec l’alphabet latin et 2°) à la mode chinoise
(en vietnamien littéraire ?) ;
caractères traditionnels en bleu, simplifiés en rouge ;
– puis ce nom tel qu’en vietnamien vernaculaire
– et enfin : ce nom en anglais, puis en français.

qu’est-ce qu’un quyên ?

Qu’est-ce qu’un quyên ?

Le sens premier du mot vietnamien quyền (phonétiquement : kwen) est le même que celui du mot chinois < quan >
(qui donc ne doit pas se prononcer ‘couanne’ mais ‘tchu-anne’ (!), car telles sont les règles du pinyin) ; et c’est : le poing.

C’est aussi l’art du poing, autrement dit l’art de manier le poing, à savoir la boxe.
Et celle-ci sous toutes ses formes.

Un autre sens du mot quyền est < suite codifiée, de mouvements d’un combat à mains nues >.

Autrement dit, c’est un exercice qui est même chose qu’un kata en judo ou karaté.
(Kata est un mot japonais).

Cependant, pas tout à fait car, selon M. Patrick Levet :
« dans le kata, la forme est fixe et doit être respectée strictement ;
le quyền
, lui, autorise une certaine liberté d’interprétation ».

En chinois, un quyền, cet exercice d’évolution à mains nues s’appelle un tao-lu
(N.B.: dans ce mot, le < u > se prononce comme notre < ou >).
Les Vietnamiens diraient, je crois :
thảo luận .

histoire du việt võ đạo

Histoire du việt võ đạo (VVD)
(en vietnamien) :
http://www.tuhai.com.vn/news/index.php?option=com_content&task=view&id=41&Itemid=64

Voir aussi les sites internet

— du 8ème roseau à Jouarre, en français,
— de l’école du roseau d’Eigeltingen, en allemand,
(l’école de Constance n’existe plus)

— du club de VVD de Montpellier,
— du club de VVD d’Annecy,
— de l’école du dragon vert, de Perpignan
— etc.

ce que việt võ đạo veut dire

Voici ce que veulent dire en chinois les caractères simplifiés 越武道
qui en vietnamien se lisent việt võ đạo :

(yuè) = franchir, dépasser, outre, au-delà de, plus… plus

–> d’où 越南 (Yuè nán)= Viêt-Nam = (le pays d’) au-delà (la frontière) du sud

() = militaire, martial (*)

(dào) =
1. route / chemin / voie
2. lit / cours
3. moyen / méthode / procédé

(*) N.B. Le caractère (wǒ) = moi, je, (en chinois) comporte aussi l’idéogramme de la hallebarde
(voyez la partie droite du caractère).
Il est expliqué dans une petite
grammaire chinoise en français, p
ubliée chez Larousse et écrite par un professeur de Langues O, et que j’ai vue
à la BPI de Beaubourg.
Le sens est que c’est au plus fort du combat que j’exprime et révèle et ma vraie nature.

Quant au terme chinois wu-shu, il signifie l’art d’arrêter la hallebarde.